Les usages des langues locales dans les quartiers-est de Libreville : enquêtes sociolinguistiques

par Edouard Eyindanga

Thèse de doctorat en Sciences du langage

Sous la direction de Jacqueline Billiez.

Soutenue en 2008

à l'Université Stendhal (Grenoble) .


  • Pas de résumé disponible.

  • Titre traduit

    Uses of the local languages in the quartiers-est of Libreville : sociolinguistic investigations


  • Résumé

    Depuis une vingtaine d'années, d'importants bouleversements caractérisent le paysage sociolinguistique de la ville de Libreville. Ces bouleversements se traduisent par l'accroissement de migrations internes, l'intégration de zones autrefois rurales dans le périmètre urbain, la scolarisation des jeunes par le biais d'une langue non d'origine, mais de grand prestige - le français -, l'accueil d'un grand nombre de populations étrangères ayant amené avec elles leurs langues. Dans ce contexte bien particulier, la restructuration de l'espace, le contact des langues et des cultures ont pris une telle ampleur dans la capitale gabonaise en période de modernité post coloniale qu'ils donnent aujourd'hui à Libreville, l'image d'une société fortement hétérogène et plurilingue. Mais les situations de contacts des langues et des cultures ne sont pas sans conséquences. Elles impliquent des changements relatifs aux comportements langagiers des groupes et des individus. Ces changements sont connus et plusieurs chercheurs les ont identifiés et étudiés, notamment ceux concernant la vitalité sociale des langues majorées ou minorées. Le principal objectif de cette thèse consiste à ré interroger les usages des langues locales des jeunes Librevillois de 15 à 35 ans des quartiers-Est de Libreville. Plus spécifiquement, il s'agit d'analyser l'impact des pratiques sociales en usage dans les lieux publics de sociabilité à travers la parole en vue de mettre en évidence la relative ampleur de la pratique des langues locales dans lesdits quartiers. Trois grands résultats ont été obtenus: - Premièrement, trois langues locales sont fréquemment parlées à Libreville-Est et émergent dans les échanges linguistiques, le fang, le punu et le nzebi. - Deuxièmement, les langues locales sont pratiquées pour la moitié du temps d'activité de leurs locuteurs. Ces langues sont transmises aussi bien à Libreville, au village que dans les pays frontaliers. - Troisièmement, les quartiers-Est sont des cadres de vie, des territoires linguistiques favorables à la pratique des langues locales à Libreville et à l'expression du plurilinguisme en langues locales.

Consulter en bibliothèque

La version de soutenance existe sous forme papier

Informations

  • Détails : 1 vol. (456 p.)
  • Annexes : Bibliogr. p. 405-422

Où se trouve cette thèse ?

  • Bibliothèque : Service Interétablissement de la documentation (Saint-Martin-d'Hères, Isère). Bibliothèque universitaire Droit-Lettres.
  • PEB soumis à condition
  • Cote : 205143/2008/54
Voir dans le Sudoc, catalogue collectif des bibliothèques de l'enseignement supérieur et de la recherche.