Madagascar et la carreira da Índia

par Manuel Alberto Carvalho Vicente

Thèse de doctorat en Histoire coloniale portugaise

Sous la direction de Dejanirah Couto et de Narivelo Rajaonarimanana.


  • Résumé

    Le voyage de Vasco da Gama inaugura la première route transocéanique des temps modernes, mettant en contact régulier des régions et des populations qui jusqu’alors, du fait de leur éloignement géographique, vivaient dans une situation de méconnaissance mutuelle presque totale. Ce qu’il a été convenu d’appeler la route du Cap (la Carreira da Índia) continua d’exister pendant plusieurs siècles au-delà de 1500, année où la couronne portugaise commença à envoyer annuellement une flotte vers l’Inde, en quête de ses riches commerciales et dans le but de fonder, puis de consolider et protéger les intérêts portugais dans la région. Cette politique fut à l’origine de la création de l’empire oriental, l’Estado da Índia. L’un des capitaines de la flotte de Pedro Álvares Cabral, séparé de ses compagnons par une tempête dans les parages du cap de Bonne-Espérance, longea une partie de la côte orientale de l’île de Madagascar, qu’il aperçut le 10 août 1500 (jour de la fête de Saint-Laurent), et qu’il baptisa ainsi en honneur du saint. Ensuite, d’autres navires de la Carreira da Índia explorèrent cette île ou naufragèrent sur leurs côtes. D. Manuel Ier du Portugal crut un moment que Madagascar pourrait devenir une « Nouvelle Inde » mais, peu à peu, une vision plus réaliste s’imposa. Notre étude sur la présence des Portugais à Madagascar entre 1500 et 1609 essaye de situer cette présence dans le contexte des intérêts portugais de la Carreira da Índia et de l’Estado da Índia, tout en accordant une large part aux premiers contacts avec les populations malgaches

  • Titre traduit

    Madagascar and the Carreira da Índia (1500-1609)


  • Résumé

    The voyage of Vasco da Gama initiated the first trans-oceanic route of modern times. As a result, contact between populated regions, which would have otherwise remained in total ignorance of each other’s existence, was established. The commonly termed Cape Route (the Carreira da Índia) continued to exist for many centuries after 1500, the year in which the Portuguese monarchy began to send a fleet of ships on an annual basis to India in search of commerce and with the aim of establishing, consolidating and protecting the Portuguese interests in the region. This strategy brought about the creation of an eastern territorial possession, the Estado da Índia. One of the captains of the Pedro Alvares Cabral’s fleet, separated by a storm from the rest of his crew in the region of Cape of Good Hope, neared the coast on the eastern side of the Isle of Madagascar. He had sighted this land on the 10th August 1500, the feast of St Lawrence, and named it after this saint. In subsequent years, other ships on the route to India explored this Island or became ship-wrecked along its coasts. The Portuguese king, D. Manuel 1st, at first believed that Madagascar could become a «new India», but gradually he was forced to see this in a more realistic light. This study about the Portuguese in Madagascar between 1500 and 1609 attempts to explore their presence, primarily in the light of the importance of national interests as far as the Carreira da Índia and the Estado da Índia was concerned. At the same time, it seeks to examine the first contacts with the Madagascan natives

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Informations

  • Détails : 4 vol. (1286 f.)
  • Notes : Publication autorisée par le jury mais non autorisé par l'auteur
  • Annexes : Vol. 2, Bibliogr. f. 670-721. Index. Notes bibliogr. Glossaire

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  • Non disponible pour le PEB
  • Cote : 4 Ms 335 (1-4)
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