Entre union et désunion : Claude Simon, la tension à l'oeuvre

par Catherine Haman

Thèse de doctorat en Langues et littérature française

Sous la direction de Gérard Farasse.

Soutenue en 2008

à Littoral .


  • Résumé

    Lauréat du prix Nobel de Littérature, distinction majeure qui le place aux côtés de Thomas Mann, Luigi Pirandello, Albert Camus, Samuel Beckett, Isaac Bashevis Singer, ou encore, plus près de nous, d’Imre Kertész et Orhan Pamuk, Claude Simon a en commun avec ces écrivains d’horizons et de registres divers d’avoir édifié une oeuvre qui pose de façon marquante les questions qui hantent l’époque contemporaine. Contrairement à Jean-Paul Sartre, qui avait, rappelons-le, choisi de refuser ce même prix, Claude Simon s’interdit d’imposer des réponses jugées définitives, se limitant à narrer, à décrire, à restituer modestement un pan de l’histoire des Hommes. Modestie, prudence, qui l’ont fait longtemps considérer comme un écrivain purement formaliste, radicalement désengagé ; opinion du reste conforme à l’orthodoxie des années soixante-dix, aux prises de position d’Alain Robbe-Grillet, chef de file du Nouveau Roman, et à sa condamnation des dogmatisme et didactisme sartriens. Mais à qui lit ses textes aujourd’hui ; il paraît difficile de rester insensible à la façon dont ils portent profondément la marque des drames et des conflits du vingtième siècle ; oeuvre en cela éminemment politique : elle se fait espace de réfraction, de réflexion, recomposition patiente et passionnée d’un destin collectif, des répercussions singulières, infimes quoique tragiques, de la marche inexorable de l’Histoire.

  • Titre traduit

    Between union and disunion : Claude Simon, tension at work


  • Résumé

    Laureate of the Nobel prize of literature, a major honour which ranks him among Thomas Mann, Luigi Pirandello, Albert Camus, Samuel Beckett, Isaac Bashevis Singer, or also, closer to us, Imre Kertész and Orhan Pamuk, Claude Simon, like all these writers of various horizons and styles, built his work upon questions haunting the contemporary period. Unlike Jean-Paul Sartre, who, as we remember, refused to accept the prize in question, Claude Simon forbade himself from imposing seemingly definitive answers and limited himself to narrating, to describing, to rendering with modesty a monumental part of Man’s history. His modesty and his prudence caused him for a long time to appear to be a purely formalist writer, radically “désengagé” ; this opinion was in keeping with the orthodoxy of the seventies and with the attitudes adopted by Alain Robbe-Grillet, leader of the Nouveau Roman movement, and with his strong disapproval of Sartre dogmatism and didactism. However, to the present day reader of his work, it seems difficult to remain unmoved by the way in which his texts reflect the dramas and conflicts of the 20th century ; his work is enimently political : it is an area of refraction, of reflection, a patient and passionate recomposition of a collective destiny, of the singular repercussions, minimal though often tragical, of History’s inexorable progression.

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Informations

  • Détails : 1 vol. (388 f.)
  • Annexes : Bibliogr. f. 369-388.

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  • Bibliothèque : Université du Littoral-Côte d'Opale (Dunkerque, Nord). Bibliothèque. Section Lettres, sciences humaines et sociales.
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