L'exposition photographique de rue, entre production et réception

par Cosmina Ghebaur

Thèse de doctorat en Sciences de l'information et de la communication

Sous la direction de Jean-Jacques Boutaud.

Soutenue en 2008

à Dijon .


  • Résumé

    Depuis l’an 2000, le Sénat accueille, sur les grilles de son jardin, des expositions de photos de reportage. Comment ce mode d’exposition interroge-t-il le rapport à l’image, son statut, sa fonction, son rôle ? Notre intérêt s’est d’abord porté sur les chercheurs en sémiotique, à la recherche d’un point d’ancrage pour la réflexion à mener sur le terrain. Dans l’évolution de la sémio-linguistique à la socio-sémiotique, deux attitudes ont retenu notre attention. Certains chercheurs analysent l’image comme texte (forme globale, reconnaissable). D’autres l’abordent comme texte énoncé, forme prise en charge par des acteurs sociaux dans des situations concrètes d’interaction. Nous nous sommes ensuite tournée vers les visiteurs pour interroger leur réception de l’image. Il s’agit d’un public typique de la culture, mais qui s’autorise ici des comportements transgressifs par rapport au musée. Cela préfigure une conception nouvelle de l’œuvre, désacralisée et interactive. Dans le rapport à l’image, les visiteurs interrogés font, par ailleurs, apparaître une tension entre des approches textualisante et contextualisante, esthétique et médiatique. L’image est considérée, d’un côté, en soi, comme source de plaisir, et, de l’autre, comme porteuse d’informations, de représentations, de discours. Enfin, cette manière, double, d’aborder la photo de reportage, sur les grilles, est suggérée par les discours du Sénat à son égard et par le dispositif d’exposition utilisé. Elle reflète l’ambivalence de l’action que mène l’institution, entre politique culturelle et communication institutionnelle.

  • Titre traduit

    Street photography exhibitions, between production and reception


  • Résumé

    Since the year 2000, the French Senate has hosted documentary photo exhibitions, on the railings lining its gardens. How does this mode of exhibition call into question our relationship to images, their status, their function and their role? Initially, we focused on researchers in semiotics, looking for a theoretical angle from which to approach the empirical study. In the evolution from semio-linguistics to socio-semiotics, two attitudes captured our attention. Certain researchers analyse images as texts (global, recognizable forms). Others approach them as instances of enunciation, as forms taken into account by individuals in specific concrete interactions. We then turned to the visitors as receivers, to study the way the images were received. The public is formed of people who typically visit cultural exhibitions, but who to transgress the behaviour associated with museum visits. This prefigures a new conception of the work of art, as interactive and desacralised. Moreover, interviews with the visitors revealed tensions, in their relationship to the images, between contextualising and textualising, aesthetic and media-centred approaches. On the one hand, the images are considered as a source of pleasure in themselves and, on the other, as a source of information, representations and discourse. Finally, this dual approach to the documentary photos displayed on the railings is suggested by the way the Senate itself presents the exhibition, and the choice of medium. It reflects the ambivalence of the activity carried out by this institution, between cultural politicy and institutional communication.

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  • Détails : 1 vol. (456 f.)
  • Annexes : Bibliographie f. 393-410. Index

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  • Bibliothèque : Université de Bourgogne. Service commun de la documentation. Section Droit-Lettres.
  • Non disponible pour le PEB
  • Cote : T388
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