L' euro à la lumière des théories monétaires holistes contemporaines

par Laurent Fémenias

Thèse de doctorat en Sciences économiques

Sous la direction de Jérôme Lallement.

Soutenue en 2008

à Dijon .


  • Résumé

    La thèse expose tout d’abord, dans une première partie, la généalogie d’une tradition hétérodoxe, appelée « approche monétaire holiste », qui refuse les thèses dichotomiques, la conception classique du voile monétaire, et elle montre les proximités de ces positions avec une tradition qui consiste à penser la monnaie comme un « fait social total » mettant en jeu beaucoup plus que les trois fonctions économiques habituellement attribuées à la monnaie. Les travaux récents menés en France autour d’Aglietta et Orléan s’inscrivent dans cette tradition. La thèse s’appuie également sur des théories développées dans le sillage de Keynes qui partagent avec les approches en terme de fait social une méthodologie holiste se traduisant par une prééminence de l’analyse macroéconomique, cette dernière permettant véritablement de situer la monnaie à la base de l’économie. La thèse montre ainsi dans une deuxième partie que les thèmes mis en lumière d’un côté par la macroéconomie post-keynésienne (l’incertitude radicale, la monnaie endogène, etc. ) et de l’autre par les nouvelles approches institutionnalistes de la monnaie (la légitimité, la confiance, la souveraineté, la monnaie comme lien social, etc. ) permettent, en étant appréhendés ensemble, de mieux comprendre la situation actuelle de l’euro et de la politique monétaire de la Banque Centrale Européenne en répondant à deux questions d’égale importance mais le plus souvent non résolues globalement par les économistes : la question de l’intégration de la monnaie dans l’analyse économique et la question de l’acceptation de cette monnaie par les agents économiques.

  • Titre traduit

    The euro in the light of the contemporary holist monetary theories


  • Résumé

    The thesis begins by explaining, in a first part, the genealogy of a heterodox tradition called “holist monetary approach”, which refuses dichotomic theories and the classical conception of the veil of money. It shows the proximities of these positions with a tradition consisting in thinking money as a “total social fact” involving far more than the three usual economic functions attributed to money. Recent research works conducted in France around Aglietta and Orléan fit in with this tradition. The thesis also leans on theories developed in Keynes’ wake, sharing with the “social fact” approaches a holist methodology. The latter involves a main focus on macroeconomic analysis, which is, in our opinion, the only efficient way to consider money as the first theoretical basis for economics. The thesis shows then, in a second part, that the themes enlightened on the one hand by post-Keynesian macroeconomics (radical uncertainty, endogenous money, etc. ) and on the other hand by new institutionalist monetary theories (legitimacy, trust, sovereignty, money as a social link, etc. ) enable, when considered together, a better understanding of the euro and of the European Central Bank’s monetary policy. Thus, two questions, both equally important but generally not resolved globally by the economists may find an answer: the question of the integration of money into the economic analysis, and the question of how money is then accepted by the economic agents.

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Informations

  • Détails : 1 vol.(295 p.)
  • Annexes : Bibliogr. p. 276, [319] réf.

Où se trouve cette thèse ?

  • Bibliothèque : Université de Bourgogne. Service commun de la documentation. Section Droit-Lettres.
  • Non disponible pour le PEB
  • Cote : TEDIJON/2008/11
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