Saint-Louis du Sénégal : patrimoine national ou patrimoine mondial ?

par Colette Pouey

Thèse de doctorat en Histoire de l'art

Sous la direction de Dominique Jarrassé.

Soutenue en 2008

à Bordeaux 3 .


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  • Résumé

    L'étude de la protection de Saint-Louis du Sénégal conduit à s'intéresser à la patrimonialisation des anciennes villes coloniales, à la pertinence du recours aux outils juridiques hérités de cette colonisation, à l'universalité de la Convention du patrimoine mondial de l'humanité adoptée en 1972 par l'UNESCO. Le coeur historique de Saint-Louis est protégé par le Sénégal indépendant depuis 1976 ; en 2000 la ville coloniale est classée au patrimoine mondial de l'humanité. Textes juridiques, études et projets se succèdent sur le sol saint-louisien, mais les immeubles se détériorent, les lois ne sont pas respectées, les travaux de restauration ne semblent pas constituer une priorité pour les Sénégalais, les intervenants étrangers sont plus actifs que les nationaux. Une situation qui mène à s'interroger sur le poids des identités, de l'économie et du tourisme dans cette démarche, la confusion générée par les interventions internationales et la surcharge patrimoniale engendrée par le classement au patrimoine mondial de l'humanité. Le processus de mise en patrimoine de l'ancienne capitale du Sénégal et de l'A. -O. F. Met en lumière des difficultés techniques liées à l'absence de matériaux d'origine, nécessaires pour respecter la condition d'authenticité posée par l'UNESCO, la perte des savoir faire, l'émergence de nouveaux référents culturels et architecturaux ; ce processus se heurte également à l'image coloniale de la cité, symbole d'un passé que les nationaux ne souhaitent pas entretenir. A moins que celui-ci devienne porteur d'avenir : la perspective d'une activité touristique est de ces supports permettant d'édifier une politique de conservation des villes coloniales.

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Informations

  • Détails : 1 vol.(253, [178]f.)
  • Annexes : Bibliogr. f. [166-175]

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  • Cote : MFiche 223/3805
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