Analyse et définition d'une institution des cités grecques hellénistiques : la sympolitie par incorporation ou l'union de deux communautés civiques autonomes (IVe au Ier siècle a.C.)

par Marie Bolduc

Thèse de doctorat en Histoire et épigraphie

Sous la direction de Raymond Descat et de Patrick L Baker.

Soutenue en 2008

à Bordeaux 3 .


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  • Titre traduit

    Analysis and definitions of an hellenistic city institution : the "sympoliteia" or the political merging of two autonomous civic communities (IVth-Ist century B. C. )


  • Résumé

    Les recherches sur la sympolitie par incorporation présentent des problèmes qui ont, jusqu’à présent, restreint son étude. D'abord, les épigraphistes ont proposé plusieurs études spécifiques du phénomène sans offrir un examen complet de l’institution et de son implication pour les poleis hellénistiques, faute de considérer globalement les sources signalant les fusions de deux cités. En outre, la polysémie de sumpoliteu/w et de sumpolitei/a introduit un biais dans la dénomination des réalités antiques connues par les sources puisque les termes caractérisent autant les États fédéraux (koina) que les unions de cités. Enfin, les similitudes entre la sympolitie par incorporation, le synoecisme et l’isopolitie ont ajouté à la confusion et à l’identification des moyens adoptés par les cités pour établir des relations interétatiques. Institution distincte du synoecisme et de l’isopolitie, semblable dans ses fondements aux concepts qui édifiaient les koina, la sympolitie par incorporation était une fusion politique de deux communautés civiques autonomes. Elle s’actualisait par l’obtention de la citoyenneté pour les ressortissants de la cité incorporée et par la participation active de ces derniers dans les institutions de la cité d’accueil. Elle engendrait une cité ayant deux pôles implantés dans une chôra composée par les territoires des poleis impliquées. L’entité souveraine comprenait un centre urbain principal, celui de la cité qui imposait sa citoyenneté et son modèle civique, et un établissement secondaire, qui intégrait politiquement sa voisine, mais dont la vie locale se maintenait à travers certaines institutions de l’ancienne cité. La sympolitie consolidait la situation des cités dans le contexte difficile de la période hellénistique, secoué par des rivalités incessantes entre cités, États fédéraux et royaumes. La possession de territoires, la défense d’acquis matériels ou territoriaux, le maintien de l’indépendance, l’accès aux ressources étaient autant de motivations menant au partenariat. Les poleis restructuraient leur défense et coordonnaient leurs activités économiques, ce qui était au cœur des unions. La sympolitie apportait des solutions aux difficultés des cités par des initiatives concrètes et pacifiques, en créant des communautés fortes comptant un nombre accru de soldats citoyens, des structures défensives renforcées, des zones exploitables augmentés et des ressources supplémentaires pour les partenaires.

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  • Détails : 1 vol. (418, 67 f.)
  • Annexes : Bibliogr. : f. 384-418

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