Instabilité génétique au locus het-r membre d'une famille de gènes d'incompatibilité

par Damien Chevanne

Thèse de doctorat en Sciences biologiques et médicales. Biologie - Santé

Sous la direction de Corinne Clavé.

Soutenue en 2008

à Bordeaux 2 .


  • Résumé

    Chez les champignons filamenteux, la reconnaissance conspécifique du non soi restreint la formation de cellules hétérocaryotiques résultant de fusions somatiques entre souches génétiquement différentes. Ce phénomène, l'incompatibilité végétative, est contrôlé par des gènes het spécifiques. Chez Podospora anserina, 9 loci d'incompatibilité ont été identifiés génétiquement dont les gènes het-d et het-e impliqués dans les systèmes non alléliques het-c/het-d et het-c/het-e ont été caractérisés au niveau moléculaire. Ce sont des paralogues codant pour des protéines à trois domaines : un domaine HET effecteur en position N-terminale, un domaine central NACHT liant le GTP, et un domaine WD constitué de répétitions WD40 en position C-terminale. Les unités répétées WD40 définissent par leur séquence et leur nombre la spécificité d'interaction des différents allèles het-D et het-E avec leurs partenaires incompatibles het-C. Les loci het-d et het-e appartiennent à la famille de gènes NWD, les répétitions WD40 étant soumises à la sélection positive et à l'évolution concertée. Mon travail démonttre que le gène HNWD2, membre de cette famille, est le locus het-r impliqué dans le système non allélique het-r/het-v. L'analyse d'allèles naturels et d'une collection d'allèles mutants de het-r révèle que l'activité de l'allèle actif het-R est définie par la séquece et le nombre des répétitions WD40, et que la perte d'activité est due à des remaniements des unités répétées. Ce travail révèle que les forces évolutives s'exerçant sur les répétitions WD40 ont le potentiel de produire de nouveaux allèles actifs et évoque l'hypothèse que tous les gènes HNWD soient des loci d'incompatibilité.

  • Titre traduit

    Genetic instability at the het-r locus, membre of an incompatibility gene family in Podospora anserina


  • Résumé

    In filamentous fungi, conspecific non self recognition restricts formation of heterokaryotic cells resulting in somatic fusions between genetically different strains. This phenomenon called vegetative incompatibility is controlled by specific het genes. In Podospora anserina, 9 incompatibility loci have been genetically identified. Among them, het-d and het-e genes involved in non allelic het-c/het-d and het-c/het-e systems have been characterized at the molecular level. They are paralogues coding proteins sharing three domains : a N-terminal HET effector domain, a central GTP binding NACHT domain, and a C-terminal WD domain constituted by WD40 repeats. WD40 repeat unit sequences and numbers define the interaction specificity of het-D and het-E alleles with their het-C partners. Het-d and het-e loci belong to the NWD gene family, in which WD40 repeats are submitted to positive selection and concerted evolution. My work shows that the HNWD2 gene, a member of this family, corresponds to the het-r locus involved in the non allelic het-r/het-v system. Analysis of natural alleles and a collection of mutant alleles reveals that het-R activity is defined by WD40 repeat sequences and numbers, and loss of activity is caused by repeat units rearrangements. This study reveals that evolutive forces exerting upon WD40 repeats have the potential to produce new active alleles and brings the hypothesis that HNWD genes will be incompatibility loci.

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Informations

  • Détails : 1 vol. (219 f.)
  • Annexes : Bibliogr. f. 206-219. Annexes

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  • Bibliothèque : Université de Bordeaux. Direction de la Documentation. Bibliothèque des Sciences du Vivant et de la Santé.
  • Disponible pour le PEB
  • Cote : CMTB 2008-1578
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