Politiques publiques, école et gestion du personnel enseignant dans l'éducation de base au Sénégal

par Aboubacar Abdoulaye Barro

Thèse de doctorat en Sociologie

Sous la direction de Georges Felouzis.

Soutenue en 2008

à Bordeaux 2 .


  • Résumé

    Les Politiques d’ajustements structurels (PAS) des années 1970 et 1980 ont considérablement remis en cause le rôle de l’Etat dans la définition et la mise en œuvre des politiques publiques en Afrique post-indépendante. Ces réformes économiques ont eu pour objectif d’alléger le poids des dépenses publiques dans les secteurs clés comme l’éducation. Si ces politiques ont été considérées par beaucoup d’acteurs comme une remise en cause de la souveraineté des Etats du Tiers-monde, le contexte des années 1990 (explosion démographique, besoin de scolarisation universelle dans le secteur primaire) inaugure aussi une nouvelle ère dans le secteur primaire. Dans le cas du Sénégal, le rôle de l’Etat devient de plus en plus important avec le recrutement massif des volontaires de l’éducation (secteur primaire) à partir de 1995. Cette politique de recrutement massif d’enseignants (1200 par an à partir de 1995 et autour de 4000 par an depuis 2000) est un moyen efficace de contrôle du système éducatif par les pouvoirs publics sénégalais. Par ailleurs, les bailleurs de fond (Banque mondiale, FMI) adoptent depuis quelques années une nouvelle stratégie consistant à revaloriser le rôle de l’Etat surtout dans le système éducatif du fait que l’augmentation considérable du nombre d’intervenants (organismes bilatéraux, ONG, associations) rend de plus en plus nécessaire la coordination de tous les programmes.

  • Titre traduit

    Public policies, school and the management of the teaching personal in the basic education system in Senegal


  • Résumé

    The Structural Adjustment Policies (SAP’s) of the 1970s and 1980s have considerably called into question the role played by the state in the definition and implementation of public policies in post-independence Africa. These economic reforms have constituted tools to alleviate the heavy weight of public spending in key sectors such as education. If these policies were considered by many actors as a challenge to the sovereignty of Third World states, the context of the 1990s (population explosion and a much stronger need for universal basic education) inaugurates a new era in the education sector, especially at the primary level. In the case of Senegal, the role played by the state has become increasingly important with the massive recruitment of education volunteers (at the primary level) from 1995 on word. This policy of massive recruitment of teachers (roughly 1200 a year from 1995 and currently about 4000 a year) constitutes an efficient way for Senegalese public institutions to control the education sector. In addition, financial institutions such as the World Bank and IFM have, in the last few years, adopted a new strategy aimed at revitalizing the role of the state mainly in the education sector, given the fact that the increasing number of actors (bilateral organizations, NGO’s and associations) has made it more and more necessary to ensure the coordination of all programs.

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Informations

  • Détails : 1 vol. (303 p.)
  • Annexes : Bibliogr. p. 247-260

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