Augustin-Nicolas Caristie (1781-1862), culture architecturale et carrière d’un Grand Prix de Rome

par Marie-Agnès Gilot

Thèse de doctorat en Histoire de l'art contemporain

Sous la direction de Luce Barlangue.

Soutenue en 2007

à Toulouse 2 .


  • Résumé

    Augustin-Nicolas Caristie est une figure méconnue de l’élite architecturale du XIXe siècle. Cette étude se propose de réévaluer le rôle majeur que ce protagoniste a pu jouer dans sa sphère d’influence aux côtés des personnalités qui ont marqué le paysage urbain de leurs créations personnelles, particulièrement sous la Restauration et la Monarchie de Juillet. L’État centralisé se dote alors d’outils spécifiques destinés à encadrer la commande publique et à organiser la protection patrimoniale. L’École Royale des Beaux-Arts et l’Académie de France à Rome dispensent conjointement la formation prestigieuse des architectes, garantissant leur statut officiel sous l’égide de l’Académie des Beaux-Arts. Caristie, émule de Charles Percier, Grand Prix de Rome en 1813, pensionnaire de la Villa Médicis jusqu’en 1820, intègre progressivement toutes les filières institutionnelles de cette classe savante. Sa passion pour l’archéologie et son engagement pour la sauvegarde des monuments le font alors apparaître comme une figure emblématique de la restauration monumentale en France. Inspecteur général du Conseil des Bâtiments Civils en 1827 puis vice-président en 1846, membre du Jury d’Architecture à l’École des Beaux-Arts en 1835, architecte-expert dès 1837 de la Commission des Monuments Historiques puis son vice-président en 1852, il est élu à l’Académie des Beaux-Arts en 1840. Il jouit d’un prestige intellectuel certain, occupant simultanément ces postes stratégiques dans un contexte de fort développement urbain, assumant l’articulation nécessaire entre les pouvoirs publics et les créateurs, contribuant dans une large mesure au débat théorique et à son impact sur la création architecturale. Son parcours incarne la synthèse entre l’héritage néoclassique, sa sensibilité face aux orientations de la jeune génération classique et l’exigence rationnelle du bien public à travers une action théorique, pédagogique et vulgarisatrice, qu’il élève au rang de la mission.

  • Titre traduit

    Augustin-Nicolas Caristie (1781-1862), architectural education and career of a Grand Prix de Rome


  • Résumé

    Augustin-Nicolas Caristie can be considered as an unrecognized figure of the french architectural elite during the XIXe century. This study is a contribution to revalue his major role in the architectural middle among the most famous personnalities who left a mark in the townscape, particularly during the Monarchie de Juillet and the Second Empire. The centralized state is also progressively equiped with administrations for the control of public buildings and the protection of the ancient monuments. The École Royale des Beaux-Arts and the Académie de France à Rome dispense jointly the prestigious formation to the architects and give them the guarantee that they will obtain an official status under the aegis of the Académie des Beaux-Arts. Caristie, emulator of Charles Percier, Grand Prix de Rome in 1813, Villa Médicis’ pensionnaire until 1820, gets progressively into the main institutional networks of this learned class. His passion for archaeology and his contribution to save with efficiency the ancient monuments make him also appear as an emblematic figure of the building’s restoration. Inspecteur général of the Conseil des Bâtiments Civils in 1827, and then his vice-président in 1846, member of the Jury d’Architecture in the École des Beaux-Arts in 1835, architecte-expert as early as 1837 of the Commission des Monuments Historiques, and then his vice-président in 1852, he is elected to the Académie des Beaux-Arts in 1840. He enjoys a certain intellectual prestige, holding simultaneously these strategic posts in a context of growing town planning, assuming the necessary joint between authorities and creators, contributing to a large extent to the theoretical debate and to its impact on the architectural creation. His route embodies the synthesis between the neo-classic inheritance, its sensibility in front of orientations of the young classic generation and the rational requirement of the public good through a theoretical, educational share and a popularizer, whom he brings up to the rank of the mission.

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Informations

  • Détails : 3 vol. (1127 p., CCXII pl.)
  • Annexes : Bibliogr. p. 1054-1098

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  • Bibliothèque : Institut national d'histoire de l'art. Collections Jacques Doucet (Paris). Bibliothèque.
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  • Cote : MFiche 223/3992
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