Les actions des ONG françaises dans les pays ex-communistes d'Europe du Sud-Est de 1989 à 2000

par Jean-Baptiste Bougon

Thèse de doctorat en Histoire

Sous la direction de Jean-François Soulet.

Soutenue en 2007

à Toulouse 2 .


  • Résumé

    Avant même la chute du mur de Berlin, les ONG "sans frontières" avaient posé les bases d'une solidarité envers les populations d'Europe de l'Est. A partir de 1989, la forte médiatisation de la chute des régimes communistes et des guerres en ex-Yougoslavie entretient un courant de sympathie dans l'opinion publique française. Dans le même temps, les hésitations des Etats occidentaux laissent le champ libre aux ONG. Cette combinaison de facteurs permet l'arrivée extrêmement rapide de plusieurs centaines d'ONG françaises dans les pays d'Europe du Sud-Est. Entre1993 et 1996, les ONG françaises prennent conscience que l'action humanitaire constitue une réponse inadaptée à la crise que traversent les sociétés locales. Alors que la majorité quitte la région, celles qui restent s'engagent dans l'aide au développement. Parallèlement, les ONG françaises participent à l'opération militaro-humanitaire de l'ONU en Bosnie et bénéficient à ce titre d'importants financements publics. Cette montée en puissance de l'humanitaire d'Etat pose problème aux ONG qui souhaitent éviter toute instrumentalisation politique. De 1997 à 2000, les ONG françaises en Europe du Sud-Est sont confrontées au verrouillage de leur champ d'action par les bailleurs de fonds. Si elles démontrent une meilleure capacité à prendre en compte les besoins des sociétés locales, elles sont de plus en plus tributaires des financements publics. Pour finir, la guerre du Kosovo voit une intégration des actions des ONG par l'OTAN, remettant fortement en question leur image d'indépendance.

  • Titre traduit

    Actions of French NGO's in the former communist countries of South-Eastern Europe between 1989 and 2000


  • Résumé

    Well before the fall of the Berlin wall, NGO's "sans frontières" had posed the bases of a solidarity toward the populationsof Eastern Europe. From 1989, the strong mediatic impact of the fall of the communist regimes and wars in former Yougoslavia maintained a wave of sympathy in the French public opinion. In the same time, the hesitations of the Western states left NGO's completly free to intervene. This combination of factors allowed the extremely fast arrival of hundred of French NGO's in South Eastern Europe. Between 1993 and 1996, French NGO's realized that humanitarian actions were unsuited to the crisis which passed through the local societies. Whereas the majority left the area, those which remained engaged themselves in development aid. In parallel, French NGO's took part in the militaro-humanitarian operation ran by UNO in Bosnia, perceiving huge public funfdings in the process. This rise of governmental humanitarian aid posed problem to NGO's which wished to avoid any political use of humanitarian aid. From 1997 to 2000, French NGO's in South Eastern Europe were confronted with the locking of their sphere of activity by their public backers. If they showed a better capacity to take intro account the needs for the local populations, they were increasingly dependent on the public funds. In the end, the war in Kosovo saw an integration of NGO's actions by NATO, strongly undermining their image of independence.

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  • Détails : 2 vol. (651 f.)
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : Bibliogr. f. 401-472

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