A perte de vue : parcours dans les lumières d'une sélection de peintures anglaises de la fin du XVIIIème et du début du XIXème siècles

par Muriel Monique Madeleine Adrien

Thèse de doctorat en Anglais. Peinture et civilisation britanniques

Sous la direction de Danielle Bruckmuller-Genlot.

Soutenue en 2007

à Strasbourg 2 .


  • Résumé

    La présente thèse étudie la manière dont la lumière est abordée et représentée dans une sélection de peintures du long siècle des Lumières, en relation avec l’épistémologie de l’époque, ainsi que l’appropriation technique et ludique de l’éclairage. Dans un contexte empiriste, l’observation savante du ciel remplaça dans une certaine mesure le ciel théologique. Vaste toile blanche s’offrant au regard, nos peintres de paysage (Towne, Cotman, Gainsborough, Constable, Cox) y puisèrent leur palette et leur schème pictural, le nuage, paradigme empirique, désignation et perturbation de l’espace et de la figuration. Parallèlement, l’avènement de l’éclairage artificiel public et scénique encouragea une peinture prométhéenne (Wright of Derby, Martin, Loutherbourg), gagnée par les ombres des Lumières, qui en fournirent l’inspiration, le dessin et le fond. Turner, quant à lui, s’employa plus frontalement à tenter de figurer l’apparaître lumineux, la manifestation du visuel plus que du visible : comment résoudre l’aporie de la lumière, qui préside au visible, mais ne peut être vue ?

  • Titre traduit

    Enlightening British paintings : of the end of the XVIIIth century and the beginning of the XIXth century


  • Résumé

    The present work studies the way light is tackled and pictured in a selection of paintings of the Enlightenment period, in relation to the epistemology of the time, together with the technical and theatrical appropriation of lighting. In the empirical context of the Enlightening, scientific observation of the sky somewhat replaced the theological heavens. Our landscape painters (Towne, Cotman, Gainsborough, Constable, Cox) drew their palette from this was blank canvas, as well as their pictorial scheme- the cloud : an empirical trope, both denoting and disturbing space and representation. In parallel, the advent of artificial public and theatrical lighting encouraged a Promothean type of painting (Wright of Derby, Martin, Loutherbourg), one that was encroached on by the shadows of the Enlightening, which provided its inspiration, design, background and substance. As for Turner, he strove to represent light more frontally, and render visuality rather than visibility : how could the aporia of light be solved, in so far as light rules over what can be see, and yet cannot itself be seen ?

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Informations

  • Détails : 3 vol. (529 f., 126 f.)
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : Bibliogr. vol. 3, f. 83-125. Index

Où se trouve cette thèse\u00a0?

  • Bibliothèque : Bibliothèque nationale et universitaire de Strasbourg.
  • Disponible pour le PEB
  • Cote : TM.500.732,2007,1

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  • Non disponible pour le PEB
  • Cote : 2007STR20029
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