Une Application de la théorie des coûts de transaction au secteur électrique : quel partenariat public-privé en Asie

par Françoise Journée

Thèse de doctorat en Sciences économiques

Sous la direction de Patrick Cohendet.

Soutenue en 2007

à l'Université Louis Pasteur (Strasbourg) .

  • Titre traduit

    Which public-private partnership model in Asia ? : a practical application of the transaction costs theory in the electricity sector


  • Résumé

    La thèse porte sur un sujet important pour l’économie de l’énergie et la gestion des grandes infrastructures publiques : les IPP, qui sont un type particulier de partenariat public-privé. Les IPP sont des nouveaux projets (greenfield projects) de production d’électricité qui associent concession de service public, création d’une société ad hoc financée selon la technique du financement de projet (project finance), et structure contractuelle complexe liant de nombreux acteurs : clients, fournisseurs, équipementiers, banques, experts, pouvoirs publics,entre autres. La thèse soutient qu’opportunisme et coûts de transaction excessifs sont à l’origine du succès comme de l’échec du modèle des IPP, le modèle adopté par de nombreux pays de l’Asie en développement au début de la décennie 90 mais abandonné depuis la crise asiatique. Les théories explicatives des schémas du type IPP sont nombreuses. Un premier groupe de théories qualifiées ici de dominantes (ou encore de traditionnelles) comprend l’économie du développement et l’économie publique. Il montre clairement la diversité des pays du monde en développement ainsi que les désaccords qui subsistent entre économistes sur le rôle de l’état ou celui des infrastructures économiques sur le développement. Un second groupe de théories vient élargir la discussion, appuyée ensuite par des études de cas pays et projets. Ainsi, l’approche transactionnelle, en entrant dans le cœur de la problématique des IPP, met l’accent sur les défauts de ce type de montage contractuel complexe : forte asymétrie informationnelle, exposition considérable aux comportements opportunistes, et lourdeur des procédures. Au final, le modèle des IPP présente des coûts de transaction excessifs et supérieurs à ceux du modèle de l’aide au développement, qui était le modèle traditionnel de financement de ce type de projet d’infrastructure dans les pays en développement. La thèse dégage aussi de nombreuses pistes de recherche. Une première relative à l’économie du développement concerne les facteurs du développement économique et les sources de croissance. Une seconde relative à l’économie publique concerne le concept de biens publics mondiaux, avec les questions de biens essentiels et le paradigme du développement durable. Une troisième piste de recherche concerne les projets eux-mêmes, avec leur montage contractuel, leur financement, et leur éthique. Enfin, une dernière piste de recherche concerne l’évaluation des projets notamment sous l’angle de la communauté du développement.


  • Résumé

    The thesis relates to an important subject of energy economics and the management of large public infrastructure projects: more specifically, IPPs (Independent Power Projects), which are a particular type of public-private partnership. IPPs are characterised as new green-field power generation projects, combining concessions of public service, creation of an ad hoc company financed using project financing techniques and underpinned by a complex contractual structure. The contractual structure binds together many diverse participants: customers, service and equipment suppliers, banks, experts, public authorities, etc. The thesis argues that opportunism and excessive transaction costs are at the root of success as well as failure of the IPP model. Adopted by many developing countries in Asia at the beginning of the 1990s, this model has since been abandoned, following the Asian crisis. The explanatory theories of the IPP type of model are numerous. A first group of theories, described here as dominant (or traditional) includes development economics and public economics. It clearly shows the diversity of the countries in the developing world; it also shows disagreements which remain between economists on the role of the State and the role of economic infrastructure on development. A second group of theories widens the discussion, further supported by country and project case studies. More precisely, it focuses on the core issue of IPPs through a transactional approach, in stressing the flaws of this type of complex contractual structure: high informational asymmetry, significant exposure to opportunistic behavior, and extensive procedures. In the end, the IPP model is characterised by excessive transaction costs, higher than those of the traditional model used for financing this type of infrastructure projects in the developing world, which used development aid. The thesis also identifies a number of areas for further research. A first one, belonging to development economics, relates to the factors contributing to economic development and the sources of growth. A second one, belonging to public economics, relates to the concept of global public goods, with the issues regarding essential goods and the paradigm of sustainable development. A third area for research relates to the projects themselves, with their contractual structure, their financing and their ethics. Finally, a last area for research relates to the evaluation of the projects, in particular from the perspective of the development community.

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Informations

  • Détails : 1 vol. (273p.)
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : Bibliogr. p. 249-264

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  • Bibliothèque : Université de Strasbourg. Service commun de la documentation. Pôle Européen de Gestion et d'Economie.
  • Disponible pour le PEB
  • Cote : TH/2007/JOU
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