La pratique physique des retraites dans le champ de la sante : une lutte pour la reconnaissance

par Ronan Derieux

Thèse de doctorat en Sciences et techniques des activités physiques et sportives

Sous la direction de Charles Roncin.

Soutenue en 2007

à Rennes 2 .


  • Résumé

    L'omniprésence médiatique de la santé conduit les retraités à se responsabiliser et à être actif pour être reconnus comme « bien portant » La pratique physique est alors présentée par la société et le monde médical comme une solution. Néanmoins pour éviter tout risque un effort physique adapté leur est conseillé. Un questionnaire a donc été distribué et des entretiens ont été effectués dans une structure pour retraités sportifs. L’intérêt de cette recherche est de comparer l’activité physique vécue avec celle prescrite par le monde médical. Les résultats montrent que si la grande majorité s’engage physiquement pour « avoir la santé », ils se retrouvent aussi majoritairement dans un effort physique hors norme. Ils remettent en cause le principe d’« uniformisation » des retraités et la vision médicale et sociale utilisée pour définir leur pratique. Ainsi, quelles que soient l’appartenance sexuelle ou la catégorie socioprofessionnelle, le comportement des retraités révèle majoritairement une durée et une intensité qui dépassent celles recommandées par la pratique physique normalisée. La fatigue et la douleur ne sont pas non plus interprétées comme risquées mais plutôt comme des preuves d’efficacité. Au final, les retraités préfèrent se fier à leurs sensations corporelles pour gérer eux-mêmes leur investissement physique. En refusant cette pratique normalisée, les retraités s’assurent d’être reconnus comme « bien portants » alors que l’acceptation de cette pratique témoignerait plutôt d’une évolution négative de leur santé

  • Titre traduit

    Seniors’ physical activity from « health » perspective : a fight for reconnaissance


  • Résumé

    “Health” media omnipresence induces retired persons to remind of their responsibilities and to be activated in order to be recognized like “good healthy”. And so physical practice is presented by medical and social world like a solution. Nevertheless to avoid risk an adapted physical effort is advised. A questionnaire was distributed and interviews carried out within a group of physically active seniors. The aim of this research is to compare their amount of physical activity with that which is normally prescribed by the medical world. Results show that if the majority practises in order to stay « healthy », the majority also make an above-average physical effort. They call the seniors’ universality principle and the medical and social vision used to standardize their practice into question. So, whatever gender or socioeconomic category may be, these seniors put forth an effort that is longer and more intense than what is typically recommended. Fatigue and pain are no more considered risky but are proof of efficiency. At least seniors prefer counting on their body feelings to manage themselves their physical investment. By refusing this normalised practice, retired people make known that they are still in « good health » whereas the practice’ approval would show instead a negative evolution of their health

Consulter en bibliothèque

La version de soutenance existe sous forme papier

Informations

  • Détails : 1 vol. (334 f.)
  • Annexes : Bibliogr. f. 316-322. Glossaire

Où se trouve cette thèse ?

  • Bibliothèque : Université Rennes 2 - BU centrale (Rennes).
  • Disponible pour le PEB
  • Cote : TR RENNES 2007/130
Voir dans le Sudoc, catalogue collectif des bibliothèques de l'enseignement supérieur et de la recherche.