"Pour une lecture du fragment moderne"

par Jérémy Collot

Thèse de doctorat en Littérature française

Sous la direction de Pierre Bazantay.

Soutenue en 2007

à Rennes 2 .


  • Résumé

    «How can this be termed a 'fragment', a text that has known no other state than the one in which it is available to read ? Is this term still adapted to describe texts which, since German Romanticism, have been purposefully produced in a fragmentary manner ? And what about contemporary texts which do not refer to a totality anymore (like the Work, Literature, Poetry or a System) ? Is there not a means of adapting the notion of fragment to this modernity other than by trying to fill in the gap between the unintentional and the intentional or by taking refuge in a vision of a writing of the inexpressible. What other path can we take but that of the experience, always contemporary, that the reading of fragment constitutes? To argue that a text is a fragment is to describe a particular, plastic relationship in which readers mobilize elements as different as the formal resistance of a fragment, its capacity to be eventful or its appeal for being completed. How, therefore, can a literary theory attempt to model this singular acquaintance beyond the description so that the theory allows readers to read more, to intensify their reading ? »

  • Titre traduit

    To read the modern fragment


  • Résumé

    « Quel sens cela peut-il avoir d'appeler« fragment» un texte qui n'a connu aucun autre état que celui dans lequel il nous est donné à lire? Ce terme est-il encore adapté à décrire des textes qui, depuis les romantiques allemands, ont été intentionnellement écrits comme tels? Et que dire des textes modernes qui ne font plus référence à aucune totalité (comme l'Oeuvre, la Littérature, la Poésie ou le Système) ? N'y a-t-il pas un moyen d'adapter la notion de fragment à cette modernité autrement qu'en essayant de combler cette distance entre accidentel et intentionnel ou en se réfugiant dans une vision d'une écriture de l'indicible? Quelle autre voie peut-on parcourir sinon l'expérience toujours contemporaine que constitue la lecture que je fais du fragment? Dire d'un texte qu'il est un fragment, n'est-ce pas finalement décrire une relation particulière, plastique, que le lecteur entretient avec lui et qui mobilise des éléments aussi différents que sa résistance formelle, sa capacité à constituer un événement ou l'appel à sa complémentarisation qu'il adresse au lecteur? Comment, dès lors, la théorie littéraire peut-elle essayer de modéliser cette fréquentation singulière de manière ne pas se contenter de la décrire mais au contraire pour qu'il résulte de cette réflexion une intensification de la lecture? »

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Informations

  • Détails : 1 vol. (402 f.)
  • Notes : Thèse microfichée
  • Annexes : Bibliogr. f. 387-398

Où se trouve cette thèse ?

  • Bibliothèque : Université Rennes 2 - BU centrale (Rennes).
  • Disponible pour le PEB
  • Cote : TR RENNES 2007/46

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  • Bibliothèque : Université Rennes 2 - BU centrale (Rennes).
  • Non disponible pour le PEB
  • Cote : 2007/REN2/0023
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