La maladie de la môle sèche du champignon de couche, Agaricus bisporus. : Variabilité du pathogène, Verticillium fungicola, et perturbations morphologiques et transcriptionnelle chez son hôte.

par Michèle Largeteau

Thèse de doctorat en Aspects moléculaires et cellulaires de la biologie

Sous la direction de Catherine Regnault-Roger.

Soutenue en 2007

à Pau .


  • Résumé

    Le champignon de couche, Agaricus bisporus (Lange) est sensible à divers pathogènes fongiques, dont Verticillium fungicola, l'agent de la môle sèche. Cette pathologie est responsable de dégâts importants dans les cultures commerciales. Une analyse moléculaire a montré que les isolats de V. Fungicola européens appartiennent à la variété fungicola et présentent une grande homogénéité génétique. Leur variabilité physiologique (sensibilité aux métabolites d'agaric et à un fongicide, agressivité) est supérieure à celle rapportée pour les isolats de variété aleophilum responsables de la maladie en Amérique de Nord. Les champignons malades présentent trois types de symptômes : la môle, masse de tissus indifférenciés, le sporophore à pied fendu, et le sporophore taché. Pour comprendre le développement de la maladie, ils ont été étudiés sur le plan morphologique (différenciation, couleur des tissus) et moléculaire (quantification de l'hôte par PCR en temps réel). Le premier stade morphologique réceptif au pathogène a été identifié. Les môles présentent une grande variabilité de niveau de contamination et de brunissement. Ce dernier ne bloque pas le pathogène mais est lié à une forte contamination. Les tissus d'aspect sain des sporophores tachés ou à pied attaqué sont contaminés. La transcription de gènes candidats pour l'interaction hôte- pathogène et le développement de la môle a été suivie par PCR en temps réel. Les gènes de laccase lcc2 et lcc3 et de tyrosinase AbPPO2 montrent une baisse, voire une perte, de régulation chez la môle par rapport à celle observée chez le champignon sain. Le gène de choc thermique hspA fortement exprimé dans la môle montre une réaction à l'infection.


  • Résumé

    The button mushroom, Agaricus bisporus (Lange) is susceptible to various fungal pathogens, among which is Verticillium fungicola the causal agent of dry bubble. The disease is responsible for severe losses at the mushroom industry. Molecular analyses showed that the European isolates of V. Fungicola belong to the variety fungicola and exhibited great genetic homogeneity. They showed higher variability in physiological traits than the var. Aleophilum isolates responsible for dry bubble in North America. The disease causes three types of symptoms: bubbles (undifferentiated spherical masses), blowout stipes and spotty caps. In order to understand disease development, affected mushrooms were studied at the morphological (differentiation, tissue colour) and molecular level (host quantification by real-time PCR). The initial morphological stage susceptible to the pathogen was identified. Bubbles were highly variable in contamination level and tissue browning. The latter did not contain the pathogen but resulted from severe tissue ontamination. Healthy looking tissues of mushrooms with spotty cap or blowout stipe were infected. Real-time PCR was used to assess the transcription of genes potentially involved in host-pathogen interaction and bubble development. The laccase genes lcc2 and lcc3, and the tyrosinase gene AbPPO2 showed a repression, or an absence of regulation in bubbles compared to that in healthy sporophores. The activation of the heat shock gene hspA in bubbles revealed a reaction against infection.

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  • Détails : 1 vol. (223 p.)
  • Annexes : Bibliographie p.201-222

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  • Bibliothèque : Université de Pau et des Pays de l'Adour. Service Commun de la Documentation. Section Sciences.
  • Disponible pour le PEB
  • Cote : US 461999
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