Le monachisme provençal aux 5ème et 6ème siècles

par Christian Gallot

Thèse de doctorat en Histoire et archéologie des mondes anciens

Sous la direction de Étienne Wolff.

Soutenue en 2007

à Paris 10 .


  • Résumé

    Le monachisme provençal aux 5ème et 6ème siècles est surtout connu pour son opposition, qualifiée à tort de semi-pélagianisme, à la doctrine augustinienne de la grâce. En fait, les Cassien, Honorat, Hilaire, Vincent, Fauste, Césaire et autres, sont beaucoup plus intéressants par leur action et leur influence réformatrices au sein de l’Eglise et de la société Gallo-romaines de l’époque, que par leur anti-augustianisme. Cette normalisation s’est exercée notamment sur le plan disciplinaire, par l’imposition d’une règle inspirée du monachisme oriental mais adaptée aux communautés provençales ; idéologique, en contribuant à la définition d’une foi orthodoxe et à la solution du problème de la grâce ; morale, par la volonté de transmettre, sans concession, l’idéal monastique aux laïcs ; politique, par la prise du pouvoir aussi bien dans l’Eglise, par l’accession à l‘épiscopat, que dans la société, en se substituant aux cadres défaillants. Le monachisme provençal a ainsi permis à l’Eglise de devenir une véritable force dans tous les domaines à l’époque où l’Empire romain a laissé la place aux royaumes barbares : « Le monde roule, la croix demeure. » Compte tenu du résultat obtenu par l’action normalisatrice du monachisme provençal, l’héritage peut sembler lourd et un examen sans complaisance s’impose, qui doit dépasser la simple controverse théologique

  • Titre traduit

    Monasticism in Provence in the 5th and 6th centuries


  • Résumé

    Monasticism in Provence in the 5th and 6th centuries is above all known for its opposition, qualified wrongly as semi-Pelagianism, to the Augustinian doctrine of grace. In fact, Cassian, Honoratus, Hilarion, Vincent, Faustus, Cesarion and others are much more interesting for their reforming action and influence within the Church and within Gallo-Roman society of the period than they are for their anti-Augustinianism. This reformation – or “normalization” – was notably: disciplinary, by its imposition of a rule inspired by Eastern monasticism but adapted to communities in Provence; ideological, in contributing to the definition of an orthodox faith and to the solution of the problem of grace; moral, by its desire to transmit without concession the monastic ideal to the laity; and political, by its taking of power both in the Church, by accession to the episcopate, and in society, by taking the place of deficient social structures. Monasticism in Provence thus allowed the Church to become a veritable force in all those areas where the Roman Empire of the period had ceded its position to barbarian kingdoms. “The world turns, the cross remains. ” When one takes into account the result obtained by this normalizing action of monasticism in Provence, its legacy becomes heavy with significance and a rigorous examination is called for, one which ought to go beyond the simple matter of a theological controversy.

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Informations

  • Détails : 1 vol. (260 f.)
  • Annexes : Bibliogr. f. 247-257

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  • Bibliothèque : Université Paris Ouest Nanterre La Défense. Service commun de la documentation.
  • Disponible pour le PEB
  • Cote : T 07 PA10-180
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