Le mythe de l’authenticité : lectures, interprétations, dramaturgies de Britannicus de Jean Racine en France (1669-2004)
| Auteur / Autrice : | Karel Vanhaesebrouck |
| Direction : | Christian Biet, Jan Baetens |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Arts du spectacle. Lettres modernes |
| Date : | Soutenance en 2007 |
| Etablissement(s) : | Paris 10 |
Résumé
Au centre de cette thèse de doctorat se trouve le mythe de l’authenticité, qui en tant que modèle idéal incontournable, ou cadre de référence, définit fondamentalement l’histoire de la représentation théâtrale du classicisme en France en général et de Britannicus de Jean Racine en particulier. Cette idée est née de l’hypothèse que ce mythe de l’authenticité apparaît comme une formation discursive ou un régime d’historicité, et que c’est à l’aune de cette formation discursive qu’il est décidé quelles sont les pièces et les interprétations représentables sur scène. Chaque représentation renvoie alors nécessairement à un certain modèle idéal. Ce renvoi à un modèle correspond à un processus structurel de prime importance pour la pratique théâtrale française, même si ce renvoi est en réalité un rejet du modèle. La question à laquelle cette étude tente de répondre est double: 1. Sous quelles formes ce mythe de l’authenticité apparaît-il à travers l’histoire, aussi bien dans la pratique théâtrale que dans toutes sortes d’études théoriques ? 2. Quelles nouvelles orientations ce mythe subit-il au cours de l’histoire? À l’aide de la tripartition construction / reconstruction / déconstruction nous avons développé un système d’interprétation qui permet de décrire la relation de la représentation concrète avec ce modèle mythologique. Cette relation permet de dégager les différences entre les diverses conjonctures théâtrales. Celles-ci se distinguent par leur rapport spécifique avec ce modèle idéal. D’une part nous avons essayé d’établir un cadre théorique cohérent, d’autre part nous avons greffé la structure conceptuelle binaire de cette étude sur l’analyse de huit interprétations concrètes de Britannicus, depuis la toute première représentation en 1669, jusqu’à la mise en scène de Brigitte Jaques-Wajeman pour la Comédie-Française en 2004.