L'architecture funéraire dans l'Égypte romaine

par Gaël Cartron

Thèse de doctorat en Histoire et archéologie des mondes anciens

Sous la direction de Anne-Marie Guimier-Sorbets.

Soutenue en 2007

à Paris 10 .


  • Résumé

    L’étude des nécropoles de l’Égypte romaine révèle la grande diversité architecturale des tombes – certaines modestes, d’autres très élaborées - mais aussi des bâtiments annexes (chapelles funéraires, ateliers et maisons d’embaumeurs). Cette recherche permet de mettre en évidence les contacts entre l’Égypte et les autres provinces de l’Empire romain dans le domaine de l’architecture funéraire. Si les modèles identifiés en Égypte ont parfois été rigoureusement appliqués, ils ont semble-t-il généralement été adaptés. Diverses influences locales peuvent de même être décelées dans la structure et dans le plan des tombes. Les hypogées d’Alexandrie, qui se distinguent de la plupart de ceux creusés dans la Chôra, font l’objet d’une étude particulière. Il paraît en effet important de revenir sur un débat qui divise la communauté scientifique depuis près d’un siècle : l’origine de ce type de complexe. Si ceux-ci empruntent manifestement des éléments aux édifices funéraires de Macédoine, il est possible que leur plan ait été influencé par les tombes de l’époque pharaonique. Concernant les bâtiments construits au-dessus des hypogées de l’Égypte, une approche pluridisciplinaire permet de suggérer que certaines salles ont servi de lieux de culte tandis que d’autres étaient à usage utilitaire. Par ailleurs, la fréquence des réutilisations des tombes dans cette province ne s’explique pas toujours par des facteurs économiques. Le souhait de reposer près d’un personnage ou d’un lieu de culte particulier transparaît en effet dans plusieurs aires funéraires. Les nécropoles, notamment leur emplacement et leur éventuelle organisation, sont étudiées dans la dernière partie.

  • Titre traduit

    ˜The œfunerary architecture of Roman Egypt


  • Résumé

    A study of the necropoles of Roman Egypt reveals a wide diversity in the architecture of tombs, from the simplest to the most elaborate, but also of related constructions (funerary chapels, the workshops and houses of embalmers). This research highlights the contacts that existed between Egypt and the other provinces of the Roman Empire in so far as funerary architecture was concerned. Though Egyptian models were sometimes strictly reproduced, they generally underwent adaptations. Various local influences appear in the structure as well as in the plan of the tombs. Alexandrian hypogea, which are different from most of those dug in the Chôra are studied separately. It seems essential to address a question which has agitated the scientific community for almost a century, that of the origin of this type of complex. Though these obviously borrow some features from Macedonian funerary constructions, their plan may also have been influenced by tombs from pharaonic times. A multidisciplinary approach makes it possible to suggest that, in the constructions erected on top of hypogea in Egypt, some rooms were places of worship while others served more utilitarian purposes. Besides, the frequent reuse of tombs in that province cannot always be attributed to economic factors. The desire to rest beside a particular person or place of worship is manifest in several funerary complexes. Necropoles, particularly their location and possible organisation, are studied in the last section.

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  • Détails : 5 vol. ([1059] f.-145 f. de pl.)
  • Annexes : Bibliogr. f. 453-518. Index

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