Nietzsche et Heidegger : la question de la fin de la métaphysique

par Djamel Benkrid

Thèse de doctorat en Philosophie

Sous la direction de Daniel Bensaïd.

Soutenue en 2007

à Paris 8 .


  • Résumé

    Nietzsche et Heidegger diagnostiquent tous deux le nihilisme planétaire. Le problème consiste à annihiler le nihilisme, à l'époque de la fin de la métaphysique. Heidegger évalue lui-même comment il faut "comprendre la philosophie de Nietzsche et délimiter son lieu dans l'Histoire de la métaphysique". Il convient de scruter attentivement comment Martin Heidegger traite la partie comparatiste de notre thèse dans ses "Leçons de 1936 à 1939" consacrées à Nietzsche, à l'Université de Fribourg – en – Briscau (In : Martin Heidegger, "Nietzsche, Bibliothèque de Philosophie", Gallimard, 1971, t. 2, p 160). La métaphysique de Nietzsche et du même coup le fondement d'essence du "nihilisme classique" se peuvent désormais délimiter plus clairement en tant que métaphysique de l'absolue subjectivité de la Volonté de puissance…Pour Nietzsche, la subjectivité est absolue en tant que subjectivité du corps, c'est-à-dire des impulsions et des affects, c'est-à-dire de la Volonté de Puissance. Selon le mot de Nietzsche : Homo est brutum bestiale, la "bête blonde aux joues rouges", n’est pas une exagération fortuite, mais le vocable qui caractérise un enchaînement dans lequel Nietzsche se situait sciemment sans pour autant discerner ses rapports d’essence historiale…La fin de la métaphysique qu'il s’agit de penser ici est le début de sa "résurrection" dans des formes dérivées : celles-ci ne laissent plus, à l'histoire proprement dite et révolue, que des positions métaphysiques fondamentales, comme par exemple, le rôle économique de fournir les matériaux de construction avec lesquels, transformés de façon concordante, le monde du "savoir" sera construit à neuf. Mais que faut-il entendre alors par "fin de la métaphysique" ? Heidegger tente aussi le même dépassement qu'a entrepris Nietzsche, et aborde un nouveau paradigme philosophique. Son originalité est de faire de la philosophie un nouveau mode de pensée. Il a alimenté d'innombrables commentaires, et a suscité beaucoup de questions et d'interrogations dans la manière de repenser la philosophie. Notre tâche sera de percer les mystères et les énigmes de Nietzsche et de Heidegger dans la perspective de redonner une nouvelle lecture des deux penseurs tout en essayant de faire une synthèse. Ceci afin d'élucider et de tracer une des lignes de démarcation qui serait le noyau d'une approche de "l'esprit flamboyant" Geist de la philosophie, et d'entamer une analyse adéquate de leurs parcours philosophiques. Mais dans quel horizon serait inscrite notre mission à l'égard de ces deux penseurs qui ont suscité tant de jalousie et de haine ?

  • Titre traduit

    Nietzsche and Heidegger : the question of the end of metaphysical


  • Résumé

    Nietzsche and Heidegger diagnoses both the global nihilism. The problem consists in annulling the nihilism, at the time of the end of the metaphysics. Heidegger estimates himself how it is necessary "to understand (include) the philosophy of Nietzsche and to bound its place in the History of the metaphysics". It is advisable to scrutinize attentively how Martin Heidegger processes the comparative party of our thesis in his "Lessons from 1936 untill 1939" dedicated to Nietzsche, to the University of Fribourg - in- Briscau. The metaphysics of Nietzsche and at the same moment the foundation of the Essence of the "classic nihilism" can henceforth bound more clearly as metaphysics of absolute subjectivity of the Will for power For Nietzsche, the subjectivity is absolved as subjectivity of the body, that is the impulses and the affects, that is the Will for power. According to the word of Nietzsche : homo is brutum bestial, the "fair animal in the red cheeks", is not a fortuitous exaggeration, but the word which characterizes a chain (sequence of movements) in which Nietzsche was deliberately situated without discerning for all that its reports (connections) of historiale Essence. . . The end of the metaphysics of which it is a question of thinking here is the beginning of Its "resurrection" in derived forms : these do not any more let, in the history (story) itself and past, than the fundamental metaphysical positions, as for example, the economic role supply the building materials with which, transformed in a corresponding way, the world of the "knowledge" will be built for nine. But what is it necessary to hear (understand) then by "the end of the metaphysics?" Heidegger tempts as well the same overtaking as Nietzsche began, and approach new one philosophic paradigm. His originality is to make of the philosophy a new way of thinking. He fed uncountable comments, and aroused many questions and questioning in the way of rethinking the philosophy. Our task will be to drill the mysteries and the enigmate of Nietzsche and Heidegger in the prospect (perspective) to restore a new reading of both thinkers while trying to make a synthesis. This to clarify and draw one of the demarcation lines which would be the nucleus of an approach of "the blazing spirit" Geist of the philosophy, and to begin an adequate analysis of their philosophic routes (courses). But in what horizon would be registered our mission towards these two thinkers who aroused so much jealousy and hatred?

Consulter en bibliothèque

La version de soutenance existe sous forme papier

Informations

  • Détails : 1 vol. (364 f.)
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : Bibliogr. f. 360-362

Où se trouve cette thèse\u00a0?

  • Bibliothèque : Université Paris 8-Vincennes Saint-Denis (Sciences humaines et sociales-Arts-Lettres-Droit). Service Commun de la Documentation. (Saint-Denis) .
  • Non disponible pour le PEB
  • Cote : TH 2467
Voir dans le Sudoc, catalogue collectif des bibliothèques de l'enseignement supérieur et de la recherche.