Prostglandines et cheveu

par Laurent Colombe

Thèse de doctorat en Biologie et pharmacologie cutanée

Sous la direction de Bruno A Bernard.

Soutenue en 2007

à Paris 7 .


  • Résumé

    Alors que pendant longtemps, les recherches sur l'alopécie androgénétique se sont focalisées sur l'impact des androgènes, force est de constater que la régulation est loin d'être évidente. Il a fallu depuis ajouter l'impact des vitamines (A, D), les hormones thyroïdiennes, les ligands des PPARs, les agonistes de la famille hedgehog et depuis peu celui des prostanoïdes. Cette dernière valence a été découverte par des études cliniques de l'hypertension oculaire en tant qu'effet secondaire d'agonistes du récepteur FP (récepteur liant la prostaglandine PGF2oc). Les traitements par collyres ont permis de mettre en évidence que les cils poussaient plus longs, plus épais et plus pigmentés par rapport à un témoin non traité. De plus le duvet au pourtour de l'œil se transformait en poils terminaux. La littérature sur les mêmes agonistes décrit également des effets trichogènes sur têtes de macaques ainsi que sur dos de souris. L'utilisation d'inhibiteurs de voie de synthèse des prostaglandines pharmacologiques ou biologiques (souris Knock-out) confirme que cette voie est importante. La surexpression de certaines de ces enzymes entraîne généralement des altérations de la forme du poil ou de la pousse elle-même. Tous ces éléments nous ont confortés dans l'utilité d'une étude plus exhaustive sur les acteurs du métabolisme des prostaglandines (enzymes de synthèses) et étude de l'aspect réceptoriel des prostanoïdes dans le follicule de cheveu. Ces études ont été établies avec un lien direct de développement d'une stratégie de recherche d'actifs antichute/repousse ; l'aspect de recherche d'inhibiteurs spécifiques de l'enzyme de catabolisme 15-PGDH type 1 a donc aussi été développé.

  • Titre traduit

    Prostaglandins and hair


  • Résumé

    For a long time, research on androgenetic alopecia has focused on the impact of androgens. However it is becoming increasingly clear that the regulation of hair growth is not solely due to these factors. We, now, have to consider the impact of vitamins (A, D), thyroid hormones, PPAR ligands, hedgehog family agonists and recently prostanoïds. The latter was discovered as a side effect during clinical studies on hypertension ocular pressure using FP receptor agonists (receptor linking prostaglandin PGF2a). Eye lotion treatments showed that lashes had grown longer, thicker and more pigmented compared to non treated eyes. Moreover, ancillary hairs around eyelids appeared. In the literature, studies have also shown that in the présence of the same agonists on macaque heads as well as on the backs of mice the same re-growth effects were observed. Inhibition of the prostaglandin synthesis either pharmacologically or biologically (mouse Knockout) confirms that this pathway is important for hair growth control. Over-expression of some of these enzymes usually induces impaired growth. All these results suggest that a more exhaustive study should be carried out on the actors of prostaglandins metabolism (synthesis enzymes) and prostanoïd receptors in the hair follicle. These studies were established in conjunction with a strategy to find active re-growth agents (or against hair loss). A study to fmd inhibitors of the catabolic enzyme 15- PGDH type 1 was also developed.

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Informations

  • Détails : 1 vol. (266 f.)
  • Notes : Thèse confidentielle
  • Annexes : 374 réf.

Où se trouve cette thèse ?

  • Bibliothèque : Université Paris Diderot - Paris 7. Service commun de la documentation. Bibliothèque Universitaire des Grands Moulins.
  • Non disponible pour le PEB
  • Cote : TS (2007) 134
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