Vaccination ADN dans la leucémie aiguë promyélocytaire et étude de la réponse immune

par Marie Robin

Thèse de doctorat en Biologie des cellules sanguines

Sous la direction de Christine Chomienne-Thomas.

Soutenue en 2007

à Paris 7 .

  • Titre traduit

    Dna vaccination in acute promyelocytic leukemia and immune response study


  • Pas de résumé disponible.


  • Résumé

    La leucémie aiguë promylocytaire (LAP) représente 10% de l'ensemble des leucémies aiguës promyélocytaires et se caractérise par la translocation chromosomique (15 ; 17), à l'origine d'un transcrit de fusion associant PML et le récepteur alpha à l'acide rétinoïque (RARalpha). Le traitement par l'acide tout trans-rétinoïque (ATRA) et la chimiothérapie permet d'obtenir une rémission chez plus de 90% des patients par une différentiation des cellules leucémiques induite par l'ATRA. Malheureusement, 10 à 30% des patients rechutent. Le but de notre travail est de tester un vaccin anti-leucémique et d'étudier l'immunogénicité spécifique dans cette maladie. Dans un modèle murin de LAP, nous avons mis en place un protocole de vaccination anti-leucémique par un plasmide composé d'un promoteur, d'un adjuvant (fragment Fc de la toxine tétanique) et d'un gène codant pour la fusion protéique PML-RAR. Dans ce modèle, les souris vaccinées avaient un avantage de survie, en particulier lorsque le traitement associait vaccin et ATRA. Les mécanismes d'action de cette immunothérapie allient réponse cellulaire et humorale comme montré par l'augmentation de sécrétion de l'interféron, la lyse cellulaire spécifique des cibles LAP et l'apparition d'anticorps spécifiques contre RARalpha. Dans cette première étude, nous avons constaté que la production d'anticorps augmentait au cours du temps et que la présence d'anticorps à J18 était corrélée à la survie. Chez l'homme traité selon les protocoles usuels, nous avons également observé une sécrétion d'anticorps, qui dans la moitié des cas, étaient déjà présents au diagnostic à un faible taux. Sur 9 patients testés, les taux d'anticorps, comme dans le modèle murin, étaient croissants au cours du temps, suggérant que le traitement s'accompagne d'un accroissement du taux d'anticorps. Par ailleurs, les patients avaient également dans plus de 50% des cas soit des anticorps anti-nucléaires, soit des anticorps anti-cytoplasme de neutrophiles. En conclusion, le vaccin ADN PML RAR est une immunothérapie encourageante, notamment chez les patients à haut risque de rechute, au moment où la charge leucémique faible. La présence d'anticorps anti-RARalpha doit continuer d'être évaluée dans les essais prospectifs en cours afin d'établir s'il existe une corrélation entre le taux d'anticorps et les paramètres cliniques et biologiques du malade.

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Informations

  • Détails : 1 vol. (159 f.)
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : 316 réf.

Où se trouve cette thèse ?

  • Bibliothèque : Université Paris Diderot - Paris 7. Service commun de la documentation. Bibliothèque Universitaire des Grands Moulins.
  • PEB soumis à condition
  • Cote : TS (2007) 073
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