Les rétrovirus endogènes de mammifères : caractérisation de familles actives et de leur histoire évolutive

par David Ribet

Thèse de doctorat en Virologie fondamentale

Sous la direction de Thierry Heidmann.

Soutenue en 2007

à Paris 7 .


  • Résumé

    Les retrovirus endogènes sont des parasites génétiques des génomes de Mammifères. Ils constituent les « traces » d'infections ancestrales par des retrovirus ayant atteint la lignée germinale de l'hôte et s'étant ensuite transmis de façon mendélienne. L'étude de plusieurs familles de retrovirus endogènes d'un Mammifère modèle, la Souris, nous a permis d'identifier, de cloner et de caractériser de nouveaux éléments fonctionnels. Nous avons montré que ces éléments s'amplifient dans le génome hôte soit par infection de type rétroviral (pour les éléments GLN et IAPE), soit par rétrotransposition intracellulaire (pour les éléments MusD). Nous avons également montré que certains éléments non autonomes, les ETn, étaient capables de détourner la machinerie protéique des éléments MusD pour assurer leur propre mobilisation. Nous avons cherché par la suite à identifier les mécanismes ayant permis de passer d'un retrovirus ancestral à un élément strictement intracellulaire, s'amplifiant par rétrotransposition comme MusD ou IAP. Nous avons montré que I' « intracellularisation » de ces éléments résultait d'une modification des signaux d'adressage du domaine N-terminal de Gag, entraînant une séquestration des particules virales à l'intérieur de la cellule, suivie d'une dégénérescence du gène env. Ce processus a abouti à la génération de mutagènes endogènes ayant efficacement colonisé le génome de leur hôte au cours de l'évolution.

  • Titre traduit

    Mammalian endogenous retroviruses : characterization of active families and their evolutionary history


  • Résumé

    Endogenous retroviruses are genetic parasites of mammalian genomes. They are « remnants » of ancestral infections by retroviruses that had integrated into the host germ line and were then transmitted in a Mendelian fashion. Study of several endogenous retrovirus families from the mouse, as a mammalian model, allowed us to identify, clone, and characterize new functional elements. We demonstrated that these elements can amplify in the host genome either by retroviral-like infection (for GLN and IAPE éléments) or intracellular retrotransposition (for MusD elements). We have also shown that the ETn non autonomous elements need to hijack MusD proteins to ensure their own mobilization. We next attempted to elucidate thé mechanisms involved in thé émergence of a strictly intracellular element, such as MusD or IAP, from an ancestral retrovirus. We have shown that the « intracellularization » of these elements results from a modification of the N-terminal targeting signals of the Gag protein, leading to the intracellular sequestration of virus-like particles, followed by the decay of the env gene coding sequence. These mechanisms account for the generation of endogenous mutagens that have been able to colonize their host genome very efficiently.

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Informations

  • Détails : 1 vol. (230 f.)
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : 374 réf.

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  • Bibliothèque : Université Paris Diderot - Paris 7. Service commun de la documentation. Bibliothèque Universitaire des Grands Moulins.
  • PEB soumis à condition
  • Cote : TS (2007) 045
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