Le régime politique de la république islamique d'Iran : théocratie ou démocratie ?

par Khadijeh Solh Mirzayi

Thèse de doctorat en Droit

Sous la direction de Fereydoun A. Khavand.

Soutenue en 2007

à Paris 5 .


  • Résumé

    Suite à la révolution de 1979, l'Etat de la République islamique d'Iran est né en tant qu'un Etat religieux. Le clergé, notamment l'Ayatollah Khomeyni, a joué un rôle primordial dans la direction de la Révolution ainsi que dans la mobilisation du peuple contre le régime royaliste; aussi, sous l'influence de leurs directifs, le nouvel Etat a-t-il pris forme. L'idée de "velayat-e-faqih" ou le gouvernement d'un Guide Suprême a été avancée par l'Ayatollah Khomeyni et exploitée comme la base théorique du nouvel Etat fondé avec un caractère islamique et religieux; il est, aujourd'hui connu comme l'Etat religieux le plus caractéristique et le plus important dans le monde entier. Le cadre institutionnel iranien, tel qu'il fonctionne aujourd'hui est complexe et présente l'originalité de faire cohabiter deux légitimités. D'une part, une légitimité démocratique et politique issue du suffrage populaire (qui s'exerce par des élections générales, pour l'élection du président de la République, du Parlement, des conseils municipaux et départemeentaux) et d'autre-part, une légitimité théocratique (religieuse) incarnée d'abord par le Guide Suprême de la Révolution qui contrôle l'ensemble des institutions politiques, judiciaires, militaires et médiatiques et aussi une série de structures d'encadrement institutionnel - comme le Conseil des gardiens de la Constitution, le Conseil de discernement de l'intérêt supérieur du régime et l'Assemblée des experts - et des structures de dédoublement de l'appareil d'Etat qui font la particularité du régime. Enfin, si la Constitution accorde au pouvoir judiciaire une forte indépendance par rapport aux autres pouvoirs (exécutif et législatif) elle est dans les faits contrôlée par le Chef de l'Etat. Le Guide Suprême nomme et révoque le chef du pouvoir judiciaire, lequel, nomme à son tour le procureur général et le président de la Cour Suprême. Tous les juges sont diplômés en loi islamique et la grande majorité des tribunaux sont contrôlés par des membres du clergé en place. Ayant pour but une analyse approfondie de la Constitution de la République islamique d'Iran, la présente thèse cherche à mettre en évidence la place des Institutions religieuses et de leurs composantes principales, à savoir, le Guide Suprême, les docteurs et les lois religieuses dans la structure de l'Etat; le rôle que jouent ces institutions dans la détermination des objectifs et des stratégies politiques, de la législation, de la jurisprudence et de la gestion des affaires sociales sera minutieusement étudié dans cette recherche.

  • Titre traduit

    Political system of the islamic republic of Iran : theocracy or democracy ?


  • Pas de résumé disponible.


  • Résumé

    The State of the Islamic Republic of Iran as a unique religious state in the world came into existence following the Revolution of the nation of Iran in 1979. With due attention to the role of the clergymen and religious authorities specially Ayatollah Khomeini in the leadership of the Revolution as well as mobilization of the people against the Royal State, the new State was formed under the influence of their thoughts and views and the political theory of'Velayat-e Faqih"which had been presented before by Ayattolah Khomeini, was selected as the theoretical basis for the new state. The new state according to the theory; took an Islamic and religious nature to itself, and the religious institutions enjoyed a distinguished position in the system. Nowadays this state is known as the most distinguished religious state in the world. The Iranian institutional framework, as it functions today, is complex and unique in its combination of two authorities. The first is a democratic and political authority, elected by universal suffrage (through general elections to choose the President of the Republic, the Parliament, and city and village councils) and the second is a theocratic (religious) authority, embodied above all by the Supreme Leader of the Revolution who can overrule all of the political, judicial, military and media institutions as well as a series of institutional supervisory structures, such as the Council of Guardians of the Constitution, the Expediency Discernment Council of the System and the Assembly of Experts, and parallel State structures, unique to this regime. Lastly, while the Constitution grants the judiciary a high degree of independence in relation to other authorities (executive and legislative), in practice it is controlled by the Head of State. The Supreme Leader appoints and dismisses the head of the judiciary, who in turn appoints the chief public prosecutor and the head of the Supreme Court. All of the judges are trained in Islamic law, and members of the clergy control most of the courts. This work with anatomy of the constitution of the Islamic Republic of Iran, studies the position of religious institutions including Velayat-e Faqih, clergymen and religious jurists, religious texts and commandments in the structure of the State, and also investigates their role in various fields, including policy making, legislation, judicial system and management of the society.

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Informations

  • Détails : 1 vol. (446 f.)
  • Annexes : Bibliogr. p. 379-399. Annexe

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