L'Australie de la réconciliation : politiques, logiques et réalités socioculturelles

par Ludivine Royer

Thèse de doctorat en Études anglophones

Sous la direction de Jean-Claude Redonnet.

Soutenue en 2007

à Paris 4 .


  • Résumé

    Nombre d’analyses prennent la réconciliation comme point de départ et essayent de voir si, ou comment, elle est réalisée dans une des sociétés qui l’invoquent. À l’inverse, notre étude part de l’hypothèse suivant laquelle la réconciliation n’est autre que ce que les gouvernements et les sociétés en font. L’idéal de réconciliation porte en lui des valeurs d’harmonie sociale ou de rapprochement entre positions antinomiques, suppose un processus de reconnaissance et de réparation, cherche à transformer des relations et requiert la mise en oeuvre de réformes. Néanmoins, il n’impose aux sociétés qui l’adoptent, ni le sens de ces réformes, ni un projet de société précis, pas plus que les modalités du ‘vivre ensemble’. Quelle est alors la vraie nature de la réconciliation australienne ? Notre réponse s’organisera en cinq temps : a) définition des modèles de la rencontre interethnique, des modalités du ‘vivre ensemble’, puis des logiques de société ‘acceptables’ dans le cadre de la réconciliation; b) détermination des logiques socioculturelles que gouvernements et acteurs ont voulu promouvoir pendant les années 1990, décennie de la réconciliation; c) analyse et bilan provisoire des actions menées par les gouvernements et les acteurs de la société, puis évaluation de l’influence de facteurs ‘extérieurs’ comme la mondialisation et le temps; d) observation de l’impact que ces acteurs et facteurs d’influence eurent ensemble sur un nombre choisi de communautés aborigènes; e) caractérisation de la réconciliation australienne, selon qu’elle facilita ou entrava l’assimilation, l’intégration ou la séparation des Aborigènes.

  • Titre traduit

    Australian Reconciliation : politics, logics and how the ground speaks


  • Résumé

    Much work has been done on reconciliation, yet this study hopes to make a contribution: rather than see reconciliation as an implicit but definite set of ideas, political principles or processes that may or may not be respected by the States which embrace it, we take reconciliation as a broad ideal which does not commit the States to any particular policy or socio-cultural logics. The question we intend to answer is therefore not so much how Australia conformed to the broad and somewhat abstract concept of reconciliation during its ‘reconciliation decade’, in the 1990s. Rather, we intend to shed light on what the Australian reconciliation was in fact, depending on whether it helped the assimilation, integration or separation of Aboriginal people. On some conditions, all three types of socio-cultural logics are indeed possible expressions of the coming together or the harmony ideal for which reconciliation stands. This work therefore aims to determine: a) which of those three types was preferred by the Keating and the Howard governments; b) what socio-cultural processes were carried out by Australian institutions, organisations, groups or people; c) how the governments and the different players succeeded in making their preferred types dominant, taking into account their conflicting views, the weight of globalisation and the passage of time; d) what impact all these influences have had on the ground, and how it might have been different from one Aboriginal community to the other; e) everything considered, which sociocultural process was strengthened or accelerated in the 1990s, and thus, with hindsight, what reconciliation was.

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