La Lettre du Nouvel An de Marina Tsvétaeva : génèse d’un poème

par Caroline Bérenger

Thèse de doctorat en Études slaves

Sous la direction de Michel Aucouturier.

Soutenue en 2006

à Paris 4 .


  • Résumé

    En 1927, Marina Tsvétaeva (1892-1941) compose la Lettre du Nouvel An à la mémoire du poète Rainer Maria Rilke. Ce poème funèbre est à beaucoup d’égards une somme dans son parcours poétique, à la jonction des principales lignes de force de sa pensée créatrice. L’étude poétique de cette oeuvre dévoile les interactions multiples qui s’exercent entre les différents niveaux de la structure du vers. L’étude génétique retrace la « géologie » du poème. Elle met en évidence les strates successives de sa constitution : le surgissement des premières images et la dynamique du mètre, l’intelligence de la forme globale, le modelage du vers, les variations infinies du mot. L’art extrême et instinctif de Tsvétaeva est le fruit d’un long processus linguistique qui consiste à explorer toutes les contradictions de la langue pour en extraire l’énergie première. Le mot est le vecteur de ce minutieux rééquilibrage des composants langagiers et constitue la mesure d’une harmonique subtile entre le sens et le son. Ce qui paraît être non-sens et délire verbal est une réorganisation méthodique du noyau lexical et aboutit à une nouvelle construction rythmique de l’univers.

  • Titre traduit

    ˜The œNew Year Letter of Marina Tsvetayeva : genesis of a poem


  • Résumé

    In 1927, Marina Tsvetayeva (1892-1941) wrote New Year Letter in memory of the poet Rainer Maria Rilke. This gloomy poem is in many respects the epitome of her poetic career, at the junction of the main themes in her creative thinking. A poetic study of the work reveals multiple interactions between the various levels in the structure of her verse. A genetic study explores the "geology" of the poem. It brings out the successive strata of its construction : the emergence of the first images and the dynamics of the meter, the intelligence of the overall shape, the modelling of the verse, and the infinite variations of the words. The extreme, instinctive art of Tsvetayeva is the fruit of a long linguistic process which consists in exploring all the contradictions of language in order to extract its primary energy. Lexical unity is the vector of this delicate readjustment of the components of language and is the measure of a subtle harmonic between sound and sense. What appears to be nonsense and verbal delirium is a methodical reorganisation of the linguistic core and leads to a new rhythmical construction of the world.

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