Rationalisme critique et éthique de la discussion : autour de la question de la fondation ultime de la raison et de la morale

par Ibula Cyprien Bwangila

Thèse de doctorat en Philosophie

Sous la direction de Alain Renaut.

Soutenue en 2007

à Paris 4 .


  • Résumé

    Cette étude reprend à nouveaux frais la question de la fondation ultime de la raison et de la morale. Elle examine les arguments des rationalistes critiques (Popper, Bartley, Albert) et des partisans de l’éthique de la discussion (Apel, Habermas). Les poppériens défendent une position antifondationnaliste. Ils substituent en effet le principe de la critique permanente au principe classique de la fondation. En revanche, Apel défend une position fondationnaliste forte au sein de la pragmatique transcendantale ; cette dernière admet l’a priori de la communauté idéale de communication comme fondement ultime de toute argumentation rationnelle. La mise en oeuvre de cet a priori évite au principe criticiste le danger de tomber dans une auto-contradiction performative ou pragmatique. Habermas occupe une place étonnante dans ce débat. Il admet l’a priori de la communauté idéale de communication comme fondement d’une pragmatique formelle ou universelle, mais il juge inutile d’en faire une fondation ultime de la raison et de la morale. Sa position est aujourd’hui plus proche de celle des poppériens. Entre l’affirmation maximaliste et dogmatique d’une fondation ultime (Apel) et le rejet, plutôt sceptique et minimaliste (Popper, Bartley, Albert, Habermas), cette étude tente de frayer une voie médiane entre ces deux dernières positions. Cette voie s’inscrit dans le mode kantien de fondation faible. Il s’agit donc d’envisager une fondation qui assume de manière conséquente le principe faillibiliste.

  • Titre traduit

    Critical rationalism and discourse ethics : on the question of yhe ultimate foundation of reason and morals


  • Résumé

    This study attempts a critical reappraisal of the issue of the ultimate foundation of reason and morals. Arguments from critical rationalists (Popper, Bartley, Albert) and from the proponent of the discourse ethics (Apel, Habermas) are examined. Popperians defend an anti-foundationalist position. On the other hand, Apel holds a strong foundationalist position within the framework of transcendental pragmatics; the latter builds an a priori ideal community of communication as the ultimate foundation of every rational argumentation. The use of this a priori shelters the criticist principle from the danger of falling into a performative or pragmatic self-contradiction. The position held by Habermas in this debate is peculiar. Although he postulates an a priori ideal community of communication as foundation of a formal or universal pragmatics, he thinks unnecessary to set it in the position of the ultimate foundation of reason and morals. His current position is closer to that of the Popperians. Between a maximalist and dogmatic affirmation of an ultimate foundation and, the rather skeptical and minimalist rejection of it (Popper, Bartley, Albert, Habermas), this study attempts to find a third way. Such a median position follows into the Kantian scheme of a ‘weak’ foundation. And so a quest for a foundation would consistently integrate the faillibilist principle.

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