Les mouvances pro-européennes au Royaume-Uni dans les années 1990

par Guillaume Blaess

Thèse de doctorat en Civilisation britannique

Sous la direction de Pauline Schnapper.

Soutenue en 2007

à Paris 3 .


  • Résumé

    Après les années d’après-guerre marquées par de profondes hésitations, les Britanniques, sous l’impulsion des Conservateurs, ont entamé une marche de plus en plus enthousiaste vers l’Europe. Les années 1970 ont témoigné de victoires pour la mouvance pro-européenne tandis que sous les gouvernements conservateurs des années 1980, l’Europe devenait de plus en plus populaire aux yeux des Britanniques. Les circonstances économiques et politiques des années 1990 ont rompu ce continuum : les Travaillistes devenaient de meilleurs défenseurs de la mouvance europhile. Mais si au début de la décennie la faction pro-européenne moderniste de ce parti était aux commandes, l’arrivée de Tony Blair a entraîné une prise de contrôle des europhiles pragmatiques, dont les résultats se sont avéré relativement décevants. En effet, en 2001, en dépit de discours fréquents et généralement très enthousiastes sur l’Europe, les Britanniques étaient murés dans l’euroscepticisme. Il semble ainsi acquis qu’au Royaume-Uni, l’europhilie « idéaliste » est plus à même de produire des effets remarquables sur les relations que ce pays a avec l’intégration européenne. Et sur ce point, les Conservateurs ont, paradoxalement peut-être, un bilan bien meilleur que les Travaillistes, pourtant a priori plus internationalistes. Ainsi, lorsque le Parti conservateur s’entre-déchire sur la question européenne, le Royaume-Uni s’enlise dans ce qui lui est souvent caricaturalement reproché par ses partenaires : d’être un membre du « club » européen difficile, voire récalcitrant.

  • Titre traduit

    British pro-European Spheres of Influence in the 1990’s


  • Résumé

    During the post-war period Britain’s European policy had been marked by deep hesitation. In the late 50’s the conservative government acted decisively in deciding to move closer to Europe. As from then the Tories became accountable to the British people while the Labour party’s position remained predominantly either hostile or woolly. In the 70’s the europhile sphere showed signs of strength. In the 80’s the British people, under the conservative leadership, became even more enthusiastic about the integration process. The early 90’s were however marked by economic turmoil. Besides the new European political developments led to serious division in the conservative party. The “dream–ticket” that party had with Europe seemed over while the labour leadership sounded ideologically enthusiastic towards the European venture. However when in 1994 the leadership came under the control of the practical wing of the party led by Tony Blair, positive speeches and actions proved progressively to have no effect on what British people thought of Europe. Indeed, by the late 90’s, euroscepticism was widespread. There was no “Blair effect” on that particular matter. This may sound a bit paradoxical considering labour’s internationalist ideology. Yet the 90’s managed to prove that the conservative party’s divisions on Europe severely damaged the perception British people had on the project and that consequently the country had been sucked into deep euroscepticism. It seems pretty hard for Britain to move closer to Europe without the conservatives’ consent. Britain’s partners will then keep viewing Britain as a reluctant ally.

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  • Détails : 1 vol. (405 f.)
  • Annexes : Bibliogr. p. 390-400. Index

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