Les désastres du premier malentendu dans le Pacifique : les Mariannes espagnoles (XVI-XVIIIé)

par Martine Montoya

Thèse de doctorat en Histoire

Sous la direction de Bernard Lavallé.

Soutenue en 2007

à Paris 3 .


  • Résumé

    L’étude de la colonisation des Mariannes a d’abord suscité une réflexion sur le système colonial espagnol, ses moteurs, ses difficultés, qui se sont trouvés amplifiés, exacerbés dans ce microcosme isolé de l’Empire. On a ensuite analysé la vision portée sur les insulaires par les Espagnols, puis les méthodes d’évangélisation et d’européanisation. L’étude enfin des réactions du peuple chamorro, à l’échelle des bouleversements apportés, et en particulier, du désastre démographique, nous a conduit à tirer certaines conclusions sur les facteurs aggravants, ou au contraire sur les facteurs qui ont joué le rôle de soupape dans de telles situations. Le contexte comparatif (Philippines, Amérique) s’imposait compte tenu de la provenance et des référents des acteurs eux-mêmes. La chute démographique apparaît proportionnelle au degré de déstructuration socio-économique, culturelle, mentale de la population, et indépendante des continents, des époques dans lesquelles s’est réalisée la colonisation, de la nature de l’implantation. (conquête armée ou colonisation « douce »). Les Mariannes présentaient le schéma le plus défavorable à la réception du nouvel ordre européen : absence d’enjeux, de vecteurs d’acculturation suffisants pour justifier un « sursaut » salutaire, de quelque ordre que ce soit, ni sur le plan politique (isolat et pas de jeu politico-militaire possible, déstructuration sociale totale sans référence à l’existant pré-colonial), ni sur le plan économique ou commercial (peuple de la mer peu motivé par l’agriculture, par les métiers qui lui sont imposés etc), ni sur le plan religieux (vision du monde bouleversée-pas de réels métissages, superposition ou troc, peu de supports « médiateurs »).

  • Titre traduit

    The disastrous consequences of the first misunderstanding in the pacific region : The Spanish Marianas (16th-18th centuries)


  • Résumé

    We first endeavored to describe the geographical and political context, the framework of the Spanish colonization of the Marianas (16th-18th centuries), examining, the actors’ motivations and difficulties, the similarities and exacerbation of the phenomenon, in relation with previous colonies in the Philippines and America. Then we carefully scrutinized the image of the islanders, as apprehended by the Spaniards, the Christians’s “projections”, the methods of evangelization and Europeanization, and the Chamorros’resistance that proved to be radical and violent in proportion to the disruptions produced, and the demographic collapse. Population drops appear to be proportional to socio-economic, cultural and moral disruptions, beyond times, places and the nature of the settlements : In the Marianas, by comparison to the Philippines or America, no sufficient motivation or acculturation vector emerged to justify or make possible any salutary compromise or rebound of whatever kind, neither in political and military matters, (“ no “common enemy”, total social disruption), nor in economical matters (the Chamorro fishermen and mariners found no real incentives in agriculture and in the new labor activities imposed on them etc), nor in religious matters (their vision of the world could not take in novelties. . )…

Consulter en bibliothèque

La version de soutenance existe sous forme papier

Informations

  • Détails : 1 vol. (411 p.)
  • Annexes : Bibliogr. p.400-411

Où se trouve cette thèse ?

  • Bibliothèque : Université Sorbonne Nouvelle. Direction des Bibliothèques Universitaires. Section Censier.
  • Consultable sur place dans l'établissement demandeur

Cette version existe également sous forme de microfiche :

  • Bibliothèque : Bibliothèque interuniversitaire de la Sorbonne (Paris).
  • Non disponible pour le PEB
  • Cote : MC 10447
  • Bibliothèque : Casa de Velázquez. Bibliothèque.
  • PEB soumis à condition
Voir dans le Sudoc, catalogue collectif des bibliothèques de l'enseignement supérieur et de la recherche.