Elevage extensif et conservation de la diversité biologique dans les aires protégées de l’Ouest burkinabé : arrêt sur leur histoire, épreuves de la gestion actuelle, état et dynamique de la végétation

par Sébastien Kiema

Thèse de doctorat en Physiologie et biologie des organismes, populations et interactions

Sous la direction de Anne Fournier et de Jean-Baptiste Boutrais.

Soutenue en 2007

à Orléans .


  • Résumé

    Les prévisions actuelles en biologie de la conservation font état d’une érosion de la diversité des espèces de la planète. Le recours à des espaces délimités est un moyen pour conserver cette diversité menacée. Une réflexion transdisciplinaire a été engagée pour mieux traiter des interactions entre l’élevage extensif et la conservation de la diversité végétale dans les aires protégées en savane soudanienne. La plupart des aires protégées en Afrique Occidentale Française ont été mises en place pour des raisons essentiellement économiques. De nombreuses initiatives ont ensuite été développées par le service forestier pour les préserver. Sans les aires protégées, l’élevage de type pastoral qui requiert plus d’espace libre, a du mal à se maintenir dans cette région. L’évaluation de l’état actuel de la végétation et des sols a permis d’expliquer les variations de diversité végétale entre l’intérieur et l’extérieur des aires protégées ainsi que les effets des diverses pressions. Comparées aux milieux périphériques, les aires protégées constituent les derniers milieux abritant des espèces végétales devenues rares dans les périphéries et la première source de ressources fourragères de bonne valeur. Leur richesse spécifique est plus faible mais, malgré leur apparent isolement dans l’espace elles entretiennent des liens fonctionnels avec les périphéries. Des espèces végétales diffusent des aires protégées vers les périphéries proches où la pression agricole et pastorale empêche leur installation. La forte pâture dans les périphéries diminue la qualité des sols, modifie la composition floristique et le régime des feux favorisant ainsi l’embuissonnement. Les mesures actuelles de conservation déplacent et exacerbent la perte de richesse végétale des périphéries. Cependant, aires protégées et élevage sont deux systèmes co-viables.

  • Titre traduit

    Biological diversity conservation in protected areas of West Burkina Faso and subsistence livestock production system : history, current state, management practices and plant population dynamics


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Informations

  • Détails : 1 vol. (657 p.)
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : Bibliogr. p. 514-562

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  • Bibliothèque : Université d'Orléans. Service commun de la documentation.Section Sciences.
  • Disponible pour le PEB
  • Cote : TS 19-2007-31
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