Impacts de la pression de pêche sur l’organisation des peuplements de poissons : Application aux retenues artificielles de Sélingué et de Manantali, Mali, Afrique de l’Ouest

par Justin Kantoussan

Thèse de doctorat en Halieutique

Sous la direction de Raymond Kae.

Soutenue en 2007

à Rennes, ENSA .


  • Pas de résumé disponible.


  • Résumé

    Cette étude comparative entre deux écosystèmes lacustres du Mali (Manantali et Sélingué) s’appuie sur un suivi (13 mois) des débarquements des pêcheries artisanales. Les deux lacs différent légèrement par leur profondeur moyenne, leur statut trophique mais sont similaires par d’autres aspects (géographique, hydrodynamique, ichtyologique, etc. ). La principale différence entre les deux écosystèmes porte sur les niveaux d’exploitation halieutique. L’exploitation est plus intense à Sélingue�� et demeure faible à Mantantali. Les effets de la pêche sur la structure de ces deux peuplements sont analysés à travers plusieurs indicateurs d’exploitation aux niveaux population et peuplement. Les indicateurs d’effort de pêche montrent que l’effort par sortie de pêche et l’effort total sont plus importants à Séligné qu’à Manantali. Le nombre total de sorties de pêches mensuelles est 6 fois plus important à Séligné qu’à Manantali (29 419 sortie mois-1 contre 4 632 sorties-1). Les engins à capacité de pêche importante et de petites mailles sont plus fréquemment utilisés à Sélingué quà Manantali. Contre toute attente, l’analyse de la diversité dans les captures indique que les indices de diversité augmentent quand la pression de pêche est intense. Le nombre total d’espèces enregistrées dans les débarquements est de 72 à Sélingué contre 45 à Manantali et l’équitabilité moyenne dans les deux écosystèmes est de 0. 83 à Sélingué contre 0. 75 à Manantali. L’analyse des structures des peuplements à partir des courbes de K-dominance montre une dominance plus forte à Manantali qu’à Sélingué (210 mm contre 165 mm).

  • Titre traduit

    Impacts de la pression de pêche sur l’organisation des peuplements de poissons : applications aux retenues artificielles de Sélingué et de Manantali, Mali, Afrique de l’ouest.


  • Résumé

    This study aimed at comparing the fish communities of two Malian lakes (Manantali and Sélingué) using small-scale fisheries catch data collected during 13 months (May 2002 to May 2003). The two lakes were quite similar regarding geographical, hydrodynamic and ichtyologie aspects. They slightly differed by their average depth and their trophic structure. The main difference between the two ecosystems was the fishing pressure exerted on fish communities. Fishing pressure was more intense in Sélingué and remained low in Manantali. Effects of fishing on fish communities were analyzed using several indicators of fishing pressure at the population and community levels. Fishing effort based indicators showed that fishing effort per fishing trip and total effort were higher in Sélingué than in Manantali. The total number of fishing trips per month was 6 times higher at Sélingué than in Manantali (29 419 trips month-1 vs 4632 trips month-1). Gears with highest fishing capacity and smallest meshes were used more frequently in Sélingué than in Manantali. Fish diversity in the landings was higher when the fishing pressure was intense. The total number of species recorded in the landed catches was 72 in Sélingué against 45 in Manantali and the average equitability was 0. 83 in Sélingué against 0. 75 in Manantali. The analysis of the structure of the fish assemblages using the K-dominance method showed a stronger dominance in Manantali than in Sélingué. The size structure of the exploited fish communities was very different in the two lakes. Landings in Sélingué were dominated by small-size, low-biomass species. The abundance of large species decreased in the catches of this lake contrary to Manantali. Consequently, the average fish size in the landings was significantly higher in Manantali than in Sélingué (210 mm vs 165 mm). In Sélingué, the strong fishing pressure induced a reduction of the catches-Per-Unit-Effort (CPUE). CPUE hence remained 2 times higher at Mantalli than in Sélingué (9. 5 kg trip-1 vs 17. 0 kg trip-1). In the two lakes, catches of this lake ontrary to Manantali. Consequently, the average fish size in the landings was significantly higher in Manantali than in Sélingué (210 mm vs 165 mm).

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Informations

  • Détails : 1 vol. (195 p.)
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : Bibliogr. 146-170 p.

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  • Bibliothèque : AGROCAMPUS OUEST. Bibliothèque Générale de Rennes.
  • Disponible pour le PEB
  • Cote : H 70
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