Esquisse d'une poétique du roman post-indépendant : Ecritures Féminoïdes d'Afrique sub-saharienne : Champ francophone

par Rodrigue Kaba

Thèse de doctorat en Littérature francophone et comparée

Sous la direction de Arlette Chemain.

Soutenue en 2007

à Nice .


  • Résumé

    La Poétique, cette discipline qui divise encore aujourd’hui les spécialistes, désignerait une étude de tous les éléments, intra-muros ou extra-muros, susceptibles de provoquer la contemplation d’un support générique en tant qu’œuvre d’art. Dans le cadre des objectifs fixés par notre approche des romans successifs publiés après les indépendances négro-africaines de 1960, la littérarité résulterait d’un régime d’images de type binaire. L’un, dit diurne, antithétique, héroïque et polémique, motive une écriture de la majoration, en reprenant le discours mythique au creux duquel le corps – promu comme le médiateur littéraire par excellence – en vient à influencer le processus d’engendrement du sens de/dans le roman post-indépendant (et/ou post-indépendance). Quant à l’autre régime, réputé nocturne et mystique, il s’appuie sur le ressourcement d’un imaginaire du féminin qui finit par ouvrir la voie à une dynamique lectorale féconde, pour autant qu’on consente à retenir pour pertinente la thèse d’après laquelle écrire le roman, c’est rencontrer la Femme. Dans ce second registre, le sens de l’œuvre ne peut advenir que par le biais d’un surgissement éclatant de l’inédit, de l’inadmissible, de l’insolite, sinon du scandale. Si on admet que l’imaginaire du féminin vient compenser le ralentissement de la création artistique nègre – constaté ces dernières années –, on doit tout aussi reconnaître que la littérarité du roman des indépendances tiendrait de la mort symbolique du corps, ce corps qui est désormais perçu comme le futur dictateur du sens. Dès lors que la mort du corps semble être entérinée, la poéticité du roman négro-africain – en l’occurrence les textes d’Ahmadou KOUROUMA et ceux de Sony LABOU TANSI – se récrée sans cesse, échappe à tout déterminisme et à tout engagement servile, et se donne à lire, tantôt comme toutes les prouesses esthétiques accomplies par les récits étudiés pour se rapprocher du lyrisme poétique, tantôt comme la quête passionnante de la sensation, mais surtout comme l’arrachement de l’œuvre singulière à l’autorité de son auteur officiel.

  • Titre traduit

    An outline of the poetics of the post-independent novel : Feminoid writings from sub-saharan Africa : Francohone sphere


  • Résumé

    The poetics, this discipline which divides up-to-date the specialists, relates to a study of all elements, intra-mural or extra-mural, capable of arousing a contemplation of a generic support as a work of art. Taking into consideration the framework of the objectives set by our approach of successive novels published after the Negro-African independences of 1960, the literarity would result from a binary system of images. On one hand the diurnal kind, antithetic, heroic and controversial, encourages a postcolonial writing (writing-back), by regaining a mythological discourse in which the body – promoted as the literary mediator by excellence – ends up influencing the process of the nurturing of sense of/in the post-independent novel (and/or post-independence). As for the other system, termed nocturnal and mystical, it is based on the enrichment of an imaginary of the feminine which ends up giving way to a prolific readers’ dynamics, as long as we agree to the pertinence of the thesis which postulates that to write a novel, is to meet a Woman. In this second understanding, the sense of the work of art can only come about through a brilliant appearance of the original, of the inadmissible, the unusual, if not of a scandal. If we admit that the imaginary of the feminine compensates the bellow par output of the Negro artistic creation – as observed over the past years –, we also have to acknowledge the literarity of the independence novel arises from the symbolic death of the body, this body which is henceforth perceived as the future dictator of meaning. From the moment when the death of the body seems to be ratified, the poeticity of the Negro-African novel – in this case the texts of Ahmadou KOUROUMA as well as those of Sony LABOU TANSI – reconstructs itself without end, escapes any kind of determinism and any servile engagement, and offers itself to be read sometimes like all the aesthetic exploits accomplished by the texts studied and resembles the poetical lyricism, and at times like the passionate quest of the sensations, but most above all, like the misappropriation of a remarkable work of art from the authority of its official author (owner).

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Informations

  • Détails : 2 vol. (747 f.)
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : Bibliogr. f. 684-717. Index. Résumés en français et en anglais

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  • Bibliothèque : Université Nice Sophia Antipolis. Service commun de la documentation. Bibliothèque Lettres, Arts, Sciences humaines-Henri Bosco.
  • Non disponible pour le PEB
  • Cote : 2007 NICE 2015
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  • Cote : 2007 NICE 2015 Bis
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