Campylobacter jejuni et stress oxydant : Étude de la survie à différentes températures et recherche des mécanismes de défense par approches protéomique et transcriptomique

par Amélie Garénaux

Thèse de doctorat en Sciences agroalimentaires, biotechnologies agroalimentaires

Sous la direction de Michel Federighi et de Magali Ritz-Bricaud.

Soutenue en 2007

à Nantes .


  • Résumé

    Campylobacter jejuni est la première cause bactérienne d’entérites humaines d’origine alimentaire dans le monde. Ce pathogène est adapté à un milieu microaérobie et sa température optimale de croissance est de 42 degres C. Cependant, il est capable de survivre dans l’environnement et à l’abattoir, subissant des périodes d’exposition à l’oxygène atmosphérique à différentes températures (42 degrés C, froid ou température ambiante). Ce travail a eu pour but d’étudier les effets combinés du stress oxydant et de la température sur C. Jejuni. Tout d’abord, la survie de différentes souches de C. Jejuni d’origines différentes (souches aviaires, cliniques ou de référence) a été étudiée en conditions de stress oxydant à 4, 25 et 42 degrés C. Un effet souche indépendant de l’origine a été observé. Si la bactérie apparaît sensible au stress oxydant à 42 degrés C, elle résiste très bien à ce stress à 4 degrés C. Des analyses protéomiques et transcriptomiques ont ensuite été réalisées avec ou sans stress oxydant à 4 et 42 degrés C. A 4 degrés C sans stress oxydant, des protéines de stress oxydant (SodB, AhpC et Cft) sont surexprimées, ce qui pourrait conférer à C. Jejuni une protection croisée, expliquant la forte résistance au stress oxydant à cette température. A 42°C, un régulateur à deux composants dont la fonction est encore inconnue chez C. Jejuni semble jouer un rôle important dans l’induction de la réponse au stress oxydant. Enfin, une surexpression de protéines de virulence est observée en conditions de stress oxydant à température élevée. Le stress oxydant rencontré chez l’hôte humain pourrait constituer un signal pour la bactérie d’induire ses facteurs de virulence

  • Titre traduit

    Campylobacter jejuni and oxidative stress : survival at different temperaturesand identification of defence mechanics by proteomic and trascriptomic approaches


  • Résumé

    Campylobacter jejuni is the first bacterial cause of foodborne human enteritis in the world. This pathogen is adapted to a microaerobic environment and its optimal growth temperature is 42 degrees C. However, it is able to survive in the environment and in slaughterhouses, encountering exposure to atmospheric oxygen at different temperatures (42 degrees C, cold or room temperature). This work aimed at studying combined effects of oxidative stress and temperature on C. Jejuni. First, survival of different C. Jejuni strains from different origins (poultry isolates, clinical isolates or reference strains) was studied under oxidative stress conditions at 4, 25 and 42 degrees C. A strain effect independent from origin was observed. If bacteria seem very sensitive to oxidative stress at 42 degrees C, they are very resistant to this stress at 4 degrees C. In addition, proteomic and transcriptomic analyses were realized with and without oxidative stress at 4 and 42 degrees C. At 4 degrees C without oxidative stress, oxidative stress related proteins are overexpressed (SodB, AhpC and Cft), potentially conferring a cross-protection to C. Jejuni that could explain its high resistance to oxidative stress at this temperature. At 42 degrees, a two-component regulator whose function is still unknown in C. Jejuni seems to play an important role in oxidative stress response induction. Finally, virulence proteins (FlaA, CadF and a VacJ homolog) were found overexpressed at high temperature under oxidative stress conditions. Oxidative stress encountered inside the human host could constitute a signal for C. Jejuni to induce its virulence factors

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Informations

  • Détails : 1 vol. (187 f.)
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : Bibliogr. f. 170-186. Index

Où se trouve cette thèse ?

  • Bibliothèque : Université de Nantes. Service commun de la documentation. Section Sciences.
  • Disponible pour le PEB
  • Cote : 2007 NANT 2082
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