Le Bestiaire dans l'œuvre de Flannery O'Connor

par René Zimmer

Thèse de doctorat en Anglais

Sous la direction de Michel Bandry.

Soutenue en 2007

à Montpellier 3 .


  • Résumé

    Le Bestiaire dans l’œuvre de Flannery O’Connor répertorie et analyse les principales occurrences animalières dans la production littéraire de l’auteur. Le bestiaire constitue un système complexe qui puise ses sources non seulement dans la culture littéraire et cinématographique contemporaine, mais également dans l’âme primitive, les mythologies, les livres des anciens naturalistes, les deux Testaments et l’hagiographie, les bestiaires médiévaux et la symbolique chrétienne ainsi que dans les contes et légendes populaires. A partir de son tétramorphe, Flannery O’Connor nomme les animaux, leur conférant non seulement le droit d’exister avec toutes leurs valeurs, mais leur prêtant également des rôles dans lesquels ils peuvent exprimer leur talent. S’il est vrai que les animaux mis en scène semblent désacralisés dans la mesure où ils apparaissent très généralement sous leur pôle négatif, il n’en demeure pas moins qu’ils peuvent tous être considérés comme des passeurs psychopompes bienveillants, dont la fonction thérapeutique est fondamentale. Si les prédicateurs, apprentis prophètes et mystiques qui peuplent l’œuvre ne progressent guère dans leur quête, c’est parce qu’ils ne maîtrisent pas la portée du signe qui leur est proposé. Cette incapacité à décoder les valeurs qui s’affichent dans chaque symbole mène nécessairement à l’impasse. Il convient de réactiver le langage de la symbolique chrétienne pour s’accomplir véritablement en prenant en considération la dimension anagogique de chaque créature, comme dans les bestiaires anciens qui peuplent encore les cathédrales.

  • Titre traduit

    ˜The œBestiary in Flannery O'Connor's Works


  • Résumé

    The Bestiary in Flannery O’Connor’s Works records and analyses the main animal occurrences in the author’s literary production. The bestiary makes up a complex system which stems not only from contemporary literary and film sources, but also from the primitive soul, from mythologies, books by ancient naturalists, the two Testaments and the lives of the saints, the medieval bestiaries and Christian symbolism as a whole, and popular tales and legends. Starting from her tetramorph, Flannery O’Connor names the animals; not only does she entitle them to exist, but she also gives them parts in which they can express their talent. While it is true that the animals on the stage lose some of their sacred quality as they generally appear in their negative peculiarities, they can still be regarded as benevolent gods of the dead, whose therapeutic function is essential. The preachers, prophets-to-be and mystics hardly advance in their quest in O’Connor’s world simply because they cannot apprehend the value of the sign they are confronted with. As they fail to decipher the message inherent in each symbol, they necessarily reach a deadlock in their lives. It becomes necessary to revive the language of Christian symbolism in order to reach complete fulfilment, taking into account the anagogical dimension of every living creature, as was the case with the ancient bestiaries that our cathedrals still harbour.

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Informations

  • Détails : 1 vol. (604 p.)
  • Annexes : Bibliographie p. 557-600, notes bibliographiques

Où se trouve cette thèse ?

  • Bibliothèque : Bibliothèque interuniversitaire. Section Lettres.
  • Disponible pour le PEB
  • Cote : TL 2007.MON-40
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