Thèse soutenue

Cellules souches mésenchymateuses et ingénierie du cartilage : identification de facteurs chrondrogéniques et développement d'un modèle pré-clinique de réparation du cartilage chez l'ovin

FR  |  
EN
Auteur / Autrice : Dominique Mrugala
Direction : François Canovas
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Sciences chimiques et biologiques pour la santé
Date : Soutenance en 2007
Etablissement(s) : Montpellier 1
Partenaire(s) de recherche : Autre partenaire : Université de Montpellier I. Faculté de médecine (1969-2014)

Résumé

FR

Avec l'allongement de la durée de vie, un nombre croissant d'individus souffre de pathologies ostéo-articulaires dégénératives, caractérisées par la destruction du cartilage, puis de l'os. Les traitements utilisés à l'heure actuelle sont loin d'être satisfaisants car ils ne permettent pas de réparer à long terme le cartilage articulaire. Outre le fait que ce tissu ne possède pas ou très peu de capacité d'autogénération, l'implantation de chondrocytes autologues se révèle une approche décevante car le néo-tissu a tendance à perdre ses propriétés fonctionnelles au cours du temps. C'est pourquoi, une nouvelle approche thérapeutique prometteuse repose sur l'ingénierie tissulaire et l'utilisation des cellules souches mésenchymateuses (CSM). Toutefois, une meilleure connaissance des processus de régulation des différentes étapes de la chondrogenèse des cellules souches adultes est nécessaire avant toute application clinique. Notre objectif a donc consisté à identifier de nouveaux facteurs régulant spécifiquement la différenciation chondrocytaire. Dans ce but, nous avons étudié le transcriptome des CSM à différents temps au cours de la chondrogenèse et validé un gène candidat pour ses capacités chondro-inductrices in vitro. Enfin, nous avons caractérisé phénotypiquement et fonctionnellement les cellules souches stromales mésenchymateuses issues de la moelle osseuse de brebis et développé un modèle pré-clinique de réparation du cartilage articulaire chez un grand animal. Ces résultats prometteurs sont en cours de validation in vivo, étape indispensable avant une application clinique.