La guerre civile libanaise vue par le cinéma libanais

par Samar Kalakech

Thèse de doctorat en Sciences de l'information et de la communication

Sous la direction de Jean-Pierre Esquenazi.

Soutenue en 2007

à Lyon 3 .


  • Résumé

    Cette thèse a pour objectif d'étudier les représentations qu'offre le cinéma libanais d'un événement historique, celui de la guerre civile libanaise qui a ravagé le pays de 1975 à 1990. Pour ce faire, nous nous sommes basés sur l'étude d'un corpus de quatre films de fiction libanais produits dans les années 1998, 1999 et 2000 : West Beyrouth (Ziad Doueiri, 1998), Beyrouth fantôme (Ghassan Salhab, 1999), Civilisées (Randa Chahal, 1999) et L'ombre de la ville (Jean Chamoun, 2000). Le choix des films réalisés dans la période post-guerre s'est fait dans le but de poser un regard rétrospectif sur la représentation de la guerre et sa mémoire. En faisant appel aux outils de l'analyse narratologique, nous nous sommes intéressés dans un premier temps à étudier la structure narrative et énonciative de chacun des films dans le but de déterminer le point de vue dominant et la représentation véhiculée de cette période historique. Deux questions ont guidé notre étude : Quel est ce point de vue ? Comment est-il construit ? Ensuite, nous avons étudié la relation entre le réel et la fiction en tentant de dévoiler quelle représentation de l'Histoire les films proposent. En tant qu'événement révolu, la mémoire de la guerre occupe une place primordiale dans ces réalisations. C'est le sujet de notre dernier chapitre. Nous avons étudié « quelle(s) mémoire(s) » les réalisateurs évoquent dans leurs films dans un pays où la société est l'ensemble de différentes composantes confessionnelles.

  • Titre traduit

    The Libanese Civil War through the Lebanese Cinema


  • Résumé

    The aim of this thesis is to reveal the representations that the Lebanese Cinema offers about an historical event: the Lebanese Civil War which devastated the country from 1975 to 1990. For this purpose, the study is based on four Lebanese fiction films produced in 1998, 1999 and 2000: West Beirut (Ziad Doueiri, 1998), Beirut ghost (Ghassan Salhab, 1999), Civilized people (Randa Chahal, 1999) and In the shadows of the city (Jean Chamoun, 2000). The choice of these films realized during the post-war period of time was done with the aim to pose a retrospective glance on the representation of the war. By calling upon the tools of the narrative analysis, we focused initially on the study of the narrative and enunciative structure of each film in order to determine the dominating point of view and the conveyed representation of this historical period. Then, we studied the relation between reality and fiction while trying to reveal the representation of the History that the films propose. As a completed event, the memory of the war was of paramount importance in these films. It is the subject of our final chapter. We tried to study "Which memory (ies)" the directors evoke in their films in a country where the society is composed of various confessional components.

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Informations

  • Détails : 1 vol. (370 f.)
  • Annexes : Bibliogr. p. 343-351. Glossaire

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  • Disponible pour le PEB
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