De la planification au projet : ruptures et continuités d’un mode d’action publique : le cas de la ville nouvelle de L’Isle d’ Abeau

par Stéphane Rabilloud

Thèse de doctorat en Géographie, aménagement et urbanisme

Sous la direction de Frank Scherrer.

Soutenue en 2007

à Lyon 2 .


  • Résumé

    Au départ de la réflexion, un constat : la communauté scientifique et surtout les responsables élus et les praticiens tendent à effacer toute continuité conceptuelle et méthodologique entre la planification « traditionnelle », reposant sur le plan et le schéma, et celle dite de « projet ». Pire, ils les opposent : à la logique « sectorielle », « rigide » et « imposée » du plan et du schéma, répond celle « transversale », « itérative » et « négociée » du projet. Cette thèse s’inscrit notamment en faux contre cette opposition radicale. Pour ce faire, la planification urbaine est considérée comme un mode d’action publique dans lequel le schéma et le projet deviennent deux dispositifs de même nature appartenant à la catégorie des plans d’action. Cette hypothèse implique de dépasser les propriétés normatives du schéma et du projet en réorientant la réflexion vers les méthodes d’action et les interactions entre les acteurs impliqués. Partant, elle fait ressortir des ruptures et des continuités entre ces deux dispositifs d’action, et ce, aussi bien au niveau de leurs phases de conception et de mise en œuvre, et que du point de vue de leur contenu et de leurs modes de faire. Cette thèse pointe au final trois éléments de continuité majeurs qui empêchent de parler de rupture en terme d’action publique entre le projet et la planification « traditionnelle » : la permanence de l’approche top-down (dirigée par le centre) sur l’approche bottom-up (en provenance du bas) ; l’inégale répartition de la ressource cognitive entre les acteurs institutionnels qui en ont le monopole et les acteurs sociaux ; la stabilité des moyens et espaces d’action ou « les sentiers de dépendance » du projet.

  • Titre traduit

    Plan-led town planning to project-led town planning : ruptures and continuities of a public policies action system : the case of the new town of L'Isle d'Abeau, France


  • Résumé

    To start the thinking process, a fact: the scientific community and, especially, elected body, policy makers and practitioners tend to erase any conceptual and methodological continuity between the plan-led town planning and the project-led town planning. Worse, they oppose them: the "sectored", "rigid" and "imposed" logic of structure plan, versus "cross-functional", "iterative" and "negotiated" approach based on project. This PhD thesis denies this radical opposition. With this intention, town and country planning is regarded as a mode of public action in which the structure plan and the project become two devices of comparable nature belonging to the action plans category. This assumption implies to exceed the normative properties of the structure plan and the project by reorienting the thinking process towards action methods and interactions between involved actors. In consequence, it emphasizes ruptures and continuities between these two devices of action, as well in term of action design and implementation, as in term of contents and modes of action. Finally, this PhD thesis points out three major elements of continuity which prevent from speaking about rupture in term of public action between the project-led town planning and the plan-led town planning: 1) the permanent top-down approach (directed by the centre) on the bottom-up approach (from the base); 2) the unequal cognitive allocation of resources between institutional actors, who currently have the monopoly, and the social actors; 3) the means and action space stability or the project’s "paths dependency".

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Informations

  • Annexes : Bibliogr. p. 391-417

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