Organisation sptatiale de la variabilité génétique et phénotypique à l'échelle du paysage : le cas du chamois et du chevreuil, en milieu de montagne

par Stéphanie Cassar

Thèse de doctorat en Écologie

Sous la direction de Anne Loison.

Soutenue en 2007

à Lyon 1 .


  • Résumé

    Natural populations are spatially heterogeneous, structured at different scales and ecological traits, such as demographic or genetic component. Many factors can be involved in the spatial substructure of populations: intrinsic factors like intraspecific competition but also environmental factors, such as landscape barriers. Firstly, we studied the spatial organisation of genetic variability in two ungulates, Roe deer and Chamois, in order to identify the spatial scale at which populations are substructured and the ecological factors involved in these spatial patterns. Our results suggest that populations of roe deer and chamois are spatially subdivided and constituted of several sub-units. Our findings indicate the presence of constraints acting on individual movements and gene flow. Landscape fragmentation, habitat heterogeneity and social organisation seem to be the main factors involved in these spatial patterns. Coupled to genetic analyses, the spatial distribution of roe deer body mass in correlation with landscape variables has been investigated. Our results reveal a high spatial heterogeneity of individual body mass, due to pronounced spatial habitat variability in the Bauges massif. Our study highlights first the importance of detecting genetic spatial pattern of populations and the scale at which they are spatially substructured and second the necessity of determining which factors can influence these patterns, especially in wildlife management


  • Résumé

    Les populations naturelles sont des entités spatialement hétérogènes, structurées à différentes échelles et à divers niveaux tels que démographiques ou génétiques. De nombreux facteurs peuvent être impliqués dans la structuration spatiale des populations, des facteurs intrinsèques à la population, comme la compétition intraspécifique mais également des facteurs d’ordre environnemental, tel que la présence de barrières paysagères. Dans un premier temps, nous avons étudié l’organisation spatiale de la variabilité génétique chez deux ongulés, le Chevreuil et le Chamois, dans le but d’identifier les échelles de structuration des populations et les facteurs à l’origine de ces patrons spatiaux. Les résultats suggèrent que chez les deux espèces, les populations sont subdivisées dans l’espace et constituées ainsi de plusieurs sous-unités, indiquant qu’il existerait au sein du massif des Bauges des contraintes s’exerçant sur les mouvements et les flux de gènes. Les principaux facteurs à l’origine de ces contraintes seraient la fragmentation du paysage, l’hétérogénéité de l’habitat mais également l’organisation social. En complément des analyses génétiques, la distribution spatiale de la masse corporelle et sa mise en relation avec les variables paysagères ont été appréhendées chez le Chevreuil. Les résultats indiquent qu’à l’échelle du massif, il existe une forte hétérogénéité spatiale de la masse corporelle qui semble en partie liée à la variabilité de l’habitat. L’ensemble de ces résultats souligne l’importance d’identifier les échelles de structuration des populations et les facteurs impliqués, notamment dans le domaine de la gestion de la faune sauvage

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Informations

  • Détails : 1 vol. (248 p.)
  • Annexes : Bibliogr. p. 201-217

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  • Bibliothèque : Université Claude Bernard (Villeurbanne, Rhône). Service commun de la documentation. BU Sciences.
  • Disponible pour le PEB
  • Cote : T50/210/2007/232bis
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