Un empire dans l'Empire ? : les villes de l'Anglo Iranian Oil Company et le modèle britannique de colonie pétrolière

par Pauline Lavagne d'Ortigue

Thèse de doctorat en Études anglophones

Sous la direction de Jean-François Gournay.

Soutenue en 2007

à Lille 3 .


  • Résumé

    Des villes britanniques en Iran, où l'on parlerait anglais, bakhtiyâri, persan, arabe, hindi, lori et birman ; où l'on trouverait une architecture moderniste, des égouts, des terrains de cricket, des films de Laurence Olivier, du haggis et du chutney. . . Comme la fourmi de Desnos, ça n'existe pas. De fait, "ça" n'existe plus complètement, mais "ça" a bel et bien existé. Au début du XXe siècle, l'Iran est un pays souverain, rural, et agricole. Après des années de prospections, quelques géologues britanniques obstinés découvrent de vastes champs de pétrole dans la province allogène du Khuzestân. L'enclave mono-industrielle qui s'y développe passe un demi siècle sous contrôle de l'Anglo Iranian Oil Company. Mêlant logique industrielle et culture coloniale, elle y bâtit toute une infrastructure urbaine pour ses employés britanniques, indiens et accessoirement iraniens. Créés ex nihilo, ses établissements sont alors les premières villes industrielles modernes d'Iran, le plus gros investissement britannique à l'étranger, et le lieu d'une histoire aussi dense que conflictuelle. Au lendemain de la nationalisation des pétroles iraniens en 1951, 60% de la population urbaine du Khuzestân vit dans ces villes qui n'existaien pas cinquante ans auparavant. Cette thèse examine la façon dont elles ont été conçues, construites, administrées et habitées

  • Titre traduit

    "An empire within the Empire" ? : the towns of the Anglo Iranian Oil Company and the British model of an oil company


  • Résumé

    British towns in Iran Where people speak English, Bakhtiyâri, Persian, Arabic, Hindi, Burmese and Lori ; where one finds modernist architecture, proper drains, cricket fields, Laurence Olivier films, haggis and chutney. . . Surely cannot exist. In fact, they do not exist as such any longer, but they did. At the beginning of the XXth century, Iran was a sovereign, rural and agricultural country. After years of wild-catting, a handful of persistent British geologists discovered vast oil fields in the semi-autonomous province of Khuzistan. The single-industry enclave which was developed there, remained under the control of the Anglo Iranian Oil Company for half a century. Combining industrial logic and colonial culture, the company built a comprehensive urban infrastructure for its British, Indian and eventually Iranian employees. Created ex nihilo, its establishments were the first modern industrial Iranian towns, the largest British single investment abroad at the time, and the locus of a history as concentrated as it was conflicted. Following the rationalisation of the Iranian oil industry in 1951, 60% of the urban population of Khuzistan lived in these towns which had not existed fifty years earlier. This dissertation investigates the way they were planned, built, administered and inhabited

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Informations

  • Détails : 2 vol. (491 p.-276 f.)
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : Bibliogr. p. 469-491. Notes bibliogr. Chronol. p. 463-468

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