La religion iranienne au sein des communautés centrasiatiques de Chine du IVe au Xe siècle : Étude des matériaux archéologiques, épigraphiques et textuels

par Pénélope Riboud

Thèse de doctorat en Langue et civilisation chinoises

Sous la direction de Anne Cheng.

Soutenue en 2007

à Paris, INALCO .


  • Résumé

    Des trois religions qui se propagèrent au gré des flux migratoires entre l'Asie centrale et la Chine aux IVe-Xe siècles de notre ère-christianisme manichéisme, et mazdéisme d'Asie centrale-, seule cette dernière n'avait jamais fait l'objet d'une étude globale. Les sources textuelles-qui désignent le mazdéisme sous le nom de religion xian 祆 - ainsi que les tombes et monuments funéraires appartenant à l'élite centrasiatique mis au jour en Chine depuis la fin des années 1990 témoignent pourtant de la popularité de cette religion au sein de la diaspora centrasiatique, non sans révéler certaines contradictions. Dans quelle mesure l'adoption de la tombe chinoise, constatée par les fouilles archéologiques, était-elle compatible avec le maintien de pratiques funéraires iraniennes? Qu'apprend-on sur les conceptions de la vie post-mortem à partir de l'examen du décor des banquettes et sarcophages disposés dans ces tombes? Quelles pratiques rituelles iraniennes furent maintenues, et lesquelles subirent des modifications au contact de la civilisation chinoise, d'une part, et du monde de la steppe d'autre part? Quelle était la nature et la composition du panthéon de la religion xian? L'accroissement considérable de la documentation archéologique ainsi que les récentes analyses des structures ethniques et sociales des communautés étrangères de Chine exigeaient que soit posée en de nouveaux termes la question de la nature exacte de cette religion iranienne et de son évolution en terre chinoise.

  • Titre traduit

    Iranian religion among Central Asian Communities in China from the 4th to the 10th century AD : A study of archaeological, textual and epigraphic sources


  • Résumé

    Among the three religions that spread from Central Asia into China from the 4th century down to the 10th centuries AD, namely Christianity, Manichaeism and the Central Asian form of Zoroastrianism, only the latter had never been comprehensively examined. Textual sources-which refer to this Iranian religion by the character xian 祆-as well as recently excavated funerary monuments discovered in tombs that belonged to the Central Asian elite established in China, show clear evidence that this religion was very popular amongst Iranian-speaking communities of Medieval China, although they also shed light on many contradictions. What does the Chinese structure of the tombs of the Central Asian elite reveal about the disposal of the dead? What ritual practices remained faithful to the Zoroastrian orthodoxy, and what other were adapted to a progressively sinicized and turkicised environment? What can we learn about ideas of life after death from examining the iconography of the couches and sarcophagi displayed in these tombs? Who were the gods of the xian religion? The wealth of new archaeological data as well as the recent analysis of socio-ethnological structure of Central Asian communities in China, have laid grounds for a new questioning about the exact nature of this Iranian religion and its evolution in Sui and Tang China.

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  • Détails : 3 vol. (387, 118 f.)
  • Annexes : Notes bibliogr. Bibliogr. f. 342-369. Annexes. Index

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