L'âge d'or de la peinture écossaise : 1707-1843 : naissance d'une école nationale

par Marion Amblard

Thèse de doctorat en Études anglophones

Sous la direction de Patrick Chézaud.

Soutenue en 2007

à l'Université Stendhal (Grenoble) .


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  • Titre traduit

    ˜The œgolden age of Scottish painting 1707-843 : birth of a national school


  • Résumé

    De nos jours, l'art pictural écossais n'est guère connu à travers le monde, l'existence même de l'école écossaise de peinture n'est bien souvent pas reconnue au-delà des frontières de la Grande-Bretagne. Sur le continent européen, le public et les spécialistes distinguent rarement l'école écossaise de l'école anglaise, tandis qu'en Angleterre, les historiens de l'art considèrent que l'œuvre des plus éminents représentants de l'école écossaise s'inscrit dans l'école anglaise. En Écosse, l'art pictural national n'est pas mis en valeur, au contraire. Les conservateurs et les historiens de l'art éprouvent un complexe d'infériorité apparent dans les ouvrages consacrés à la peinture écossaise ainsi que dans l'organisation des collections des musées. Cette thèse ambitionne de démontrer qu'il existe une école écossaise de peinture bien distincte de l'école anglaise et dont la genèse date de la seconde moitié du dix-huitième siècle. Pendant près de cinquante ans, les artistes réalisèrent presque exclusivement des portraits. Ce ne fut qu'à partir du début du dix-neuvième siècle que des genres autres que l'art du portrait se développèrent. La période qui s'écoula entre l'Union des Parlements écossais et anglais en 1707 et 1843, date du schisme de l'Église d’Écosse, marqua l'âge d’or de la peinture écossaise. Jusque-là, le contexte politique, économique et culturel ne fut guère propice à l'activité artistique et peu de peintres avaient travaillé dans le royaume. Or, en l'espace d'un siècle et demi, une école nationale de peinture se forma et, en dépit de son émergence tardive, sa qualité, son originalité et son mérite furent reconnus en Angleterre et sur le continent européen. Le style des peintres écossais qui travaillèrent entre 1707 et 1843 ne se démarqua pas de celui de leurs collègues anglais et de l'Europe continentale. Les toiles des principaux portraitistes dénotent l'influence des arts italien, français, hollandais et espagnol. Les œuvres des peintres spécialisés dans la scène de genre évoquent surtout les toiles des peintres hollandais et flamands qui exercèrent au dix-septième siècle. Notre étude aura pour objectif de montrer que la religion presbytérienne, le contexte dans lequel l'art pictural se développa, ainsi que l'idéologie nationaliste et unioniste prévalant en Écosse après 1822, contribuèrent le plus à l'originalité de l'école écossaise. Les portraitistes se conformèrent à la doctrine de la religion presbytérienne en réalisant des œuvres austères et réalistes, mettant en valeur l'individualité de leurs modèles. Peintres d'histoire, de scènes de genre et de paysages furent influencés dans le choix des thèmes de leurs tableaux par l'identité nationale pro-unioniste définie au début du dix-neuvième siècle. Leurs tableaux témoignent de leur attachement à leur pays et de leur volonté de préserver une culture qui leur était propre, tout en affirmant leur loyauté envers la Grande-Bretagne.

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Informations

  • Détails : 2 vol. (584 f.)
  • Annexes : Bibliogr. p. 526-564

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  • PEB soumis à condition
  • Cote : 205143/2007/59
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