Les receveurs municipaux sous la IIIe République

par Catherine Jumeau

Thèse de doctorat en Histoire de l'administration

Sous la direction de François Monnier et de Jean-Pierre Machelon.


  • Résumé

    Avant 1941, dans les villes grandes et moyennes, on trouvait, pour tenir les comptes, recouvrer les recettes et payer les dépenses locales, des receveurs municipaux qui étaient choisis par la ville elle-même et soumis à l’autorité du maire. Ils avaient hérité d’un passé remontant aux origines mêmes du fait urbain, au moment où le regroupement des hommes et des richesses avait permis l’émergence de fiscalités et d’administrations autonomes. Avec la loi du 5 avril 1884, ils furent chargés de conforter les institutions républicaines au sein d’une nouvelle configuration dans laquelle le local servait d’assise à la politique nationale. Leur pérennité manifestait la force d’un pouvoir municipal qui résistait à toutes les velléités de contrôle des comptes, jusqu’au moment où, en 1930, ils changèrent soudain de camp, demandant à entrer dans les cadres du ministère des Finances. Instruments de deux pouvoirs revendiquant chacun une forte légitimité, ils nous conduisent au plus profond des liens financiers noués entre les communes et l’État, ainsi que dans les failles de l’articulation générale entre centralisation et décentralisation. Les hommes étaient à l’image du rôle qu’on leur faisait jouer. Fortement impliqués dans la vie de la cité, ils n’étaient pas des techniciens mais des notables ou des militants. Émanations de la ville qu’ils allaient servir, ils ne pouvaient remplir la mission de contrôle comptable qui leur avait été assignée mais finirent par intérioriser la contrainte normative qui pesait sur eux. L’étude de ces personnages méconnus agit comme un révélateur des pratiques et des représentations en matière de comptabilité, de finances et de gouvernement local

  • Titre traduit

    ˜The œcollectors of municipal taxes under the IIIth Republic


  • Résumé

    Avant 1941, dans les villes grandes et moyennes, on trouvait, pour tenir les comptes, recouvrer les recettes et payer les dépenses locales, des receveurs municipaux qui étaient choisis par la ville elle-même et soumis à l’autorité du maire. Ils avaient hérité d’un passé remontant aux origines mêmes du fait urbain, au moment où le regroupement des hommes et des richesses avait permis l’émergence de fiscalités et d’administrations autonomes. Avec la loi du 5 avril 1884, ils furent chargés de conforter les institutions républicaines au sein d’une nouvelle configuration dans laquelle le local servait d’assise à la politique nationale. Leur pérennité manifestait la force d’un pouvoir municipal qui résistait à toutes les velléités de contrôle des comptes, jusqu’au moment où, en 1930, ils changèrent soudain de camp, demandant à entrer dans les cadres du ministère des Finances. Instruments de deux pouvoirs revendiquant chacun une forte légitimité, ils nous conduisent au plus profond des liens financiers noués entre les communes et l’État, ainsi que dans les failles de l’articulation générale entre centralisation et décentralisation. Les hommes étaient à l’image du rôle qu’on leur faisait jouer. Fortement impliqués dans la vie de la cité, ils n’étaient pas des techniciens mais des notables ou des militants. Émanations de la ville qu’ils allaient servir, ils ne pouvaient remplir la mission de contrôle comptable qui leur avait été assignée mais finirent par intérioriser la contrainte normative qui pesait sur eux. L’étude de ces personnages méconnus agit comme un révélateur des pratiques et des représentations en matière de comptabilité, de finances et de gouvernement local

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Informations

  • Détails : 2 vol. (1155 p.)
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : Bibliogr. p. 1904-1137. Notes bibliogr

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  • Cote : 4 Ms 324 (1-2)

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  • Non disponible pour le PEB
  • Cote : MC 11015
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