Pudeur et pratique médicale : aspects relationnels de l'examen gynécologique et obstétrical au XIXe siècle en France

par Sylvie Arnaud-Lesot

Thèse de doctorat en Histoire de la médecine

Sous la direction de Danielle Gourevitch.

Le jury était composé de Pierre-Léon Thillaud.


  • Résumé

    Nous nous proposons, par ce travail, d’apporter quelques éléments de réponse à la question suivante : la pudeur peut-elle trouver place dans un examen gynécologique ou obstétrical ? Nous avons choisi d’y répondre à partir du XIXe siècle, en interrogeant les traités dits « des maladies des femmes » et les traités d’accouchements. La pudeur constitue à cette époque un véritable leitmotiv du discours médical sur les difficultés à examiner les femmes. Pourtant, l’analyse des observations cliniques montre que le silence des femmes sur les affections qui affectent leurs organes génitaux et leurs réticences à se soumettre à un examen clinique trouvent souvent d’autres explications. Nous avons étudié en détail quelles précautions avaient été proposées par les praticiens de ce siècle, de l’interrogatoire à l’examen proprement dit, pour ménager la pudeur de leurs patientes. Son respect semble tenir une très grande place dans leur conduite. Il n’est pas certain cependant que tous mettaient en pratique ce qu’ils enseignaient à leurs élèves ou exposaient comme devant être la règle. Quoi qu’il en soit, leurs recommandations, quasi unanimes, gardent tout leur intérêt

  • Titre traduit

    Modesty and medical practice : relational aspects of gynaecological and obstetrical examination in 19th century France


  • Résumé

    The purpose of this study is to gather and present elements with a view to answering the following question: should modesty have a place in an obstetrical or gynaecological examination? We have chosen to focus on 19th century France, to question the treatises called “on women diseases”, and the practice of midwifery. Modesty in this period appears as a true leitmotiv in the medical rhetoric dealing with the difficulties of the medical examination of women. The analysis of clinical observations nevertheless shows that the woman’s silence or discretion about the diseases which affect their genitalia, and their reluctance to accept a clinical investigation often imply a series of other reasons. We have studied in detail the precautions 19th century practitioners suggested one should take, from the inquiry to the examination proper, in order to avoid offending the patients’ modesty. The idea that the practitioner should show due respect to the patients seems to play a major role in their line of conduct. Nevertheless it is not sure that all the practitioners acted in accordance with their teaching, or with the rules they had contributed to set up. However, the advice that was generally almost unanimously shared by them, keeps all its relevance

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Informations

  • Détails : 1 vol. (457 f.)
  • Annexes : Bibliogr. f. 425-446. Notes bibliogr. Index

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  • Non disponible pour le PEB
  • Cote : 4 Ms 316
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