Les paysages de l'ouest bouddhiste du Sikkim : représentations spatiales et revendications identitaires (Inde)

par Olivier Chiron

Thèse de doctorat en Géographie

Sous la direction de Michel Bruneau.

Soutenue en 2007

à Bordeaux 3 .


  • Résumé

    Le Beyül Demojong est un paysage bouddhiste sacré de l’Ouest du Sikkim et le fief de la dynastie des souverains de cet ancien royaume, les Namgyal. L’histoire du Sikkim montre que la religion a joué un rôle primordial dans la construction de ce territoire. En fait, l’architecture des lieux est inséparable des formes de représentations qu’on leur prête dans le bouddhisme. Padmasambhava, « le maître précieux du bouddhisme tibétain », place des trésors dans ce paysage qu’il sacralise en certaines points géographiques et lieux exceptionnels (grottes, lacs, montagnes), formant une matrice. Le paysage est ainsi découpé selon une hiérarchisation verticale et circulaire proche du modèle conceptuel du mandala, en accord avec les lois géomantiques tibétaines. Ce découpage largement politisé et organisé par des immigrés tibétains, Bhotya, influence encore les pratiques spatiales des communautés indigènes du Sikkim (Lepcha, Limbu), et ce, notamment, lors des pélerinages aux différents lieux saints. Les monastères participent ainsi pleinement à l’architecture religieuse de ce «pays», en passe de devenir un véritable patrimoine national. Il existe un processus de mandalisation de l’espace avec une organisation galactique (monastères- capitale) pour la construction des monastères et surtout dans le fonctionnement de l’espace politique. Les enjeux identitaires sont présents dans toutes les relations que les minorités entretiennent avec L’Inde. Le tourisme ou l’environnement sont des vecteurs économiques pour les revendications politiques des Bhotya.


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  • Titre traduit

    The landscape of west buddhist of Sikkim (India) : spatial representation and identity statues


  • Résumé

    The Beyül Demojong is a sacred buddhist landscape of Western Sikkim and the stronghold of the dynasty of Sikkim kings, the Namgyal. In effect, Sikkim’s history shows that religion played a primordial role in the territory’s construction. In fact, the places architecture is unseperatable from the forms of representation that are trends them in buddhism. “Padmasambhava”, the precious tibetan buddhist master places “treasures” in certain geographical points and exceptionnal places (caves, lakes, mountains) : a matrix appears ; the landscape is cut out according to a vertical and circular hierchically close to a conceptual model of mandala in agreement with the geomantic Tibetan laws. The division largely politicised organised by Tibetan immigrants, Bhotya, still influences the spatial practice of Sikkim’s indigenous community (Lepcha, Limbu) ; and this notably during piligrimages to different sacred places. The monasteries also participate fully in the religious architectureof this country becoming a tue national heritage. There exits a mandalisation process of space with a galactic organisation (monasteries, capital) for the construction of monasteries and obove in the functionning of political space. The identity states are present in all the relations that minorities hold with India of tourism and environment are the economic vehicules for the Bhotya's politic demands.

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  • Détails : 1 vol. (307 p.)
  • Annexes : Bibliogr. : p. 283-292

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