Poésie, politique et ironie dans l'oeuvre de Tony Harrison

par Cécile Vegehan-Marshall

Thèse de doctorat en Littérature anglaise

Sous la direction de Régis Ritz.

Soutenue en 2007

à Bordeaux 3 .


  • Résumé

    Parce qu’elle louvoie constamment entre les extrêmes, surprenant son public là où il ne s’y attend pas, la poésie de Tony Harrison est inclassifiable. A l’instar de l’ironie, son mode d’écriture privilégié, elle est à la fois iconoclaste et traditionaliste, populaire et élitiste, pudique et publique, inclusive et exclusive. Tony Harrison imprime sa marque dans le canon, entre résistance et rébellion, fidélité et originalité, grâce à des traductions audacieuses de textes dramatiques classiques. De même, il revisite la forme sonnet, confronte la langue poétique aux théories sur l’hégémonie culturelle et invite la problématique galvaudée du scholarship boy dans l’Angleterre thatchériste. Dans sa quête d’une poésie publique, ce trouble-fête socioculturel s’approprie des media, ainsi que des lieux de production et de représentation non-conformistes. Brouillant les frontières génériques entre poésie, théâtre et cinéma, entre art et reportage, Tony Harrison impose les rimes et les formes strictes, apparaissant paradoxalement comme le plus traditionaliste des poètes anglais contemporains. Il revisite ainsi l’esthétique tragique pour que la poésie survive aux traumas du vingtième siècle, tout en exhibant une tendance irrépressible à l’ironie. De la ritualisation de la représentation théâtrale à la mise en scène de la littérarité, la poésie de Tony Harrison s’offre en spectacle, écumant les poètes, les langues, les dialectes et les idiolectes pour célébrer les plaisirs de l’écriture

  • Titre traduit

    Poetry, politics and irony in the works of Tony Harrison


  • Résumé

    Since the 1970s, Tony Harrison has constantly played with expectations and relished paradoxes. His poetry, like irony, his favourite mode of writing, defies categories. It is both iconoclastic and traditionalist, popular and elitist, self-conscious and public, inclusive and exclusive. Starting his career with the translation and modernisation of dramatic classics, he has made his mark in the poetic canon with his appropriation of the sonnet form. Half-way between resistance and rebellion, homage and originality, he confronts poetic language with theories of cultural hegemony, and invites the outmoded scholarship boy debate into Thatcherist Britain. In his quest for public poetry, he appropriates non-conformist media and cultural venues. While blurring the traditional distinctions between poetry, theatre and cinema, between art and reportage, Tony Harrison imposes rhymes and strict poetic forms, thus paradoxically appearing to be the most traditional of contemporary English poets. He revives Greek tragedy so that poetry might survive the traumas of the twentieth century, but demonstrates an irrepressible tendency for irony. Thus, he endows the theatrical performance with a ritual quality while, at the same time, debunking the artificiality of poetic language. Tony Harrison’s poetry exhibits texts, poets, languages, dialects and idiolects to celebrate the pleasures of poetry

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  • Détails : 1 vol. (713 p.)
  • Annexes : Bibliogr. : p. 621-648

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