Arthur Murphy (1727-1805) : sa contributinon à la tradition comique anglaise de la deuxième moitié du dix-huitième siècle

par Garry Headland

Thèse de doctorat en Etudes anglophones

Sous la direction de Marie-Claire Rouyer.

Soutenue en 2007

à Bordeaux 3 .


  • Résumé

    Né au sein du milieu mercantile dublinois, Arthur Murphy (1727-1805) se trouve précipité dans une aventure qui, à la suite de la mort accidentelle du père, l’amène sur le continent européen où il suit l’enseignement des jésuites anglais, puis le fait rentrer comme apprenti comptable dans la Cité de Londres. Attiré par le goût des lettres et sous l’influence d’un groupe de jeunes « beaux », il quitte les comptoirs de la capitale pour tenter sa chance d’abord comme auteur de périodique dans le style du Tatler et du Spectator, puis pendant une brève période comme acteur professionnel et enfin comme auteur dramatique. Afin d’assurer sa sécurité financière et/ou par vocation, il s’inscrit dans une société de droit pour devenir avocat. A partir de ce moment, Murphy mène une vie parallèle partagée entre la scène et le tribunal en quête d’une respectabilité qui fera de lui un dramaturge de premier ordre et un homme de loi efficace. L’intérêt de l’œuvre dramatique de Murphy, surtout dans le domaine de la comédie, est d’avoir comblé le vide qui s’était creusé dans la production comique entre la fin des années 1740 et le début des années 1760 par le maintien d’une tradition comique ancestrale face à la concurrence d’autres formes dramatiques comme la pantomime et la comédie dite « sentimentale », et cela par sa maîtrise aussi bien de la théorie dramatique que de la théâtralité. Sans posséder ce je ne sais quoi qui fait la différence entre son œuvre et celle qui a immortalisé les noms de Goldsmith et de Sheridan, ses pièces « passaient la rampe » non seulement devant un public contemporain mais au-delà jusqu’au début du XIXè siècle et méritent une considération qui place son art comique à côté de celui de Farquhar et de Vanbrugh d’une part et de Goldsmith et de Sheridan d’autre part et qui, selon le jugement de Samuel Johnson, fait de lui le premier auteur dramatique de sa génération.

  • Titre traduit

    The contribution of arthur Murphy (1727-1805) to the English comic tradition during the second half of eighteenth century


  • Résumé

    The son of a wealthy Dublin merchant, Arthur Murphy was, on the accidental death of his father, precipitated at an early age into an adventure which would take him onto the European continent to study under English Jesuits before entering into an apprenticeship as an accountant in the City of London. Attracted by a taste for literature and under the influence of a group of young « bloods », he abandoned the counting houses of the capital to try his luck firstly as a periodical journalist in the style of Steele and Addison, then briefly as a professional actor and finally as a dramatist. In order to gain financial security or through vocation or both, he enrolled in a law society to become a barrister. From then on, Murphy led a parallel existence divided between the stage and the law courts in search of a respectability which would lead him to become a leading playwright and a successful barrister. The interest of Murphy’s dramatic output, especially in the realm of comedy, is to be found in his contribution to ending the « dearth » in comedy existing between the end of the 1740s and the beginning of the 1760s through the continuation of an « eternal » comic tradition in the face of competition from other dramatic forms such as the pantomime and the so-called « sentimental » comedy, and that as a result of his mastery of both stage-craft and of dramatic theory. Though not possessed of the je ne sais quoi which differentiates his work from that immortalised by the names of Goldsmith and Sheridan, his plays were popular not only before a contemporary audience but beyond into the early nineteenth century and deserve a consideration which places his comic art alongside that of Farquhar and Vanbrugh on the one hand and Goldsmith and Sheridan on the other and which, if we are to believe Samuel Johnson, makes him the leading dramatist of his generation.

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Informations

  • Détails : 1 vol. (597 p.)
  • Annexes : Bibliogr. : p. 533-589. Index

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