Le crime dans l'oeuvre de Jean Giono

par Omar Oulmehdi

Thèse de doctorat en Littératures française, francophones et comparées

Sous la direction de Dominique Rabaté.

Soutenue en 2007

à Bordeaux 3 .


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  • Titre traduit

    Crime in the work of Jean Giono


  • Résumé

    Il faut peut-être se demander en quoi la thématique du crime sous-jacente à l'œuvre moderne de Jean Giono se résorbe dans un jeu formel de l'écriture et devient partie prenante de la structure romanesque dans son ensemble. La partie inaugurale de cette thèse s'intéresse à l'écriture du "meurtre légal" lorsque Giono introduit plus particulièrement la veine criminelle dans la scène de la guerre. L’auteur du Grand Troupeau est de fait engagé dans un processus de dévoilement du morbide. Mais c’est l’homme solitaire désormais marqué par le mal qui va faire tache d’huile dans les œuvres d’après guerre. Dans une seconde partie, Un Roi sans divertissement retient l'attention. Dans l'œuvre de Giono, c'est le roman du crime par excellence. Au fond, Giono y propose une autre esthétique fondée non plus sur la manière de tuer sans être démasqué, mais sur la laideur même du crime. Une laideur paradoxalement belle qui n’est pas marquée moralement mais esthétiquement. Prenant appui sur les premiers jalons de l'itinéraire criminel, la partie suivante montre que l'enquête criminelle se double d'une quête amoureuse. Mais le crime passionnel ne suscite point l'intérêt de Jean Giono. L'originalité du rapport homme/femme est évidente lorsque le crime constitue bizarrement le point d'orgue à partir duquel l'amour devient un possible. Enfin, une dernière partie cherche à réfléchir sur la mutation esthétique du crime chez Giono, depuis les écrits d'ouverture, passant par Les Récits de la demi-brigade jusqu'aux écrits de clôture. Parce que le héros gionien cherche moins le bonheur dans le crime que le bonheur dans le récit du crime, il se voit buter sur l'impossibilité de dire le crime et l'impossibilité de le taire. Ce paradoxe arrive à son point culminant à la scène finale. Le meurtre ouvre ainsi une brèche vers un monde posthume, fondé sur la suprématie d'une imagination débridée; mais qui cherche en même temps son parachèvement qui viendrait la parfaire en une apothéose.

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Informations

  • Détails : 2 vol(655 f.)
  • Annexes : Bibliogr. : f. 622-640. Index

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