Vers une classification des emplois des structures de la langue française contenant un infinitif en vue de leur traduction en langue polonaise

par Gabriel Sekunda

Thèse de doctorat en Sciences du langage

Sous la direction de Sylviane Cardey-Greenfield.


  • Résumé

    L’infinitif forme dans la langue française des structures dotées d’une diversité formelle assez importante (phrase indépendante, proposition subordonnée circonstancielle, relative, interrogative ou infinitive, groupe verbal, adjectival, nominal – qualifié ou non). Ce mode évoque une simple idée du procès, qui pourtant s’enrichit, selon le contexte, de diverses caractéristiques modales, temporelles et autres, portant sur la manière dont ce procès se déroule ou s’inscrit dans la réalité. Du point de vue comparatif avec le polonais, les structures en question ont les correspondants qui peuvent : 1. Soit garder la forme infinitive; 2. Soit exiger à la place de l’infinitif une ou plusieurs parmi les formes suivantes : forme finie, nom déverbal (ou, parfois, gérondif), 3. Soit permettre le choix entre l’infinitif et une autre forme. Afin de faciliter le choix de telle ou telle construction (surtout divergente), nous avons conçu une classification des structures analysées, fondée essentiellement sur des critères sémantiques. Ainsi avons-nous pris en considération, entre autres, la position de l’infinitif dans la structure argumentale du verbe recteur et le sens de ce verbe (le concept de la manière, par exemple, exprimé par un verbe comme s’empresser, a de fortes chances de se transformer en une construction adverbiale, tandis que le concept de la causalité propre à des constructions analytiques avec le verbe faire tend à se réaliser de façon synthétique par un verbe unique). Sans fournir toutes les possibilités de traduction, notre modèle essaie de respecter la variété et les propriétés des productions langagières réelles.

  • Titre traduit

    Towards a classification of the uses of French structures involving an infinitive for their translation into Polish


  • Résumé

    The infinitive offers in French many different structures (independent sentence, subordinate circumstantial, relative or infinitive clauses; verbal, adjective or noun phrase – with or without attributes). This mood suggests a simple idea of the process. However the process gets richer, according to the context, with a variety of modal, temporal and other characteristics, concerning the way this process operates or fits into reality. In comparison with Polish, these structures have equivalents that can: 1. Either stay in the infinitive; 2. Or require, instead of the infinitive, one or several forms amongst the following ones: finite form, deverbal noun (or, sometimes, gerund); 3. Or gives the choice between the infinitive and another form. In order to simplify the choice between such and such structure (especially divergent ones), we have conceived a classification of the analysed structures, mostly based on semantic criteria. We have taken into account the place of the infinitive within the argument structure of the verb that precedes and the meaning of this verb (for instance, the idea of manner, expressed with a verb like s’empresser, is very likely to be turned into an adverbial structure, whilst the idea of causality, specific to analytic constructions with the verb faire, tends to be realized in a synthetic way, being due to a single verb). Without offering all the possible translations, our model tries to respect the diversity and the proprieties of the actual linguistic creations.

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  • Détails : 1 vol. (122 f.)
  • Annexes : Bibliogr. f. 117-122

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  • Bibliothèque : Bibliothèque universitaire. Section Lettres.
  • Disponible pour le PEB
  • Cote : 219407
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