Les limites de la traduction et la traduction des limites : traduction littéraire anglais-français

par Mickaël Mariaule

Thèse de doctorat en Études anglaises. Traductologie

Sous la direction de Michel Ballard.

Soutenue en 2007

à l'Artois .


  • Résumé

    Il est vain d’opposer à l’évidence d’une pratique multi-séculaire la théorie de son impossibilité. La traduction est possible mais elle a néanmoins ses limites. Celles-ci se situent à la fois sur le plan du processus et du produit-traduction. Nous appelons les premières limites à la traduction. On les trouve dès la phase de compréhension du T. D. Avec par exemple l’ambiguïté syntaxique et discursive non-intentionnelle, l’ambiguïté lexicale intentionnelle des jeux de mots, les redondances coordonnées, les néologismes, etc. Elles peuvent être d’ordre linguistique comme les précédentes, mais aussi d’ordre culturel, telles les sociolectes, les noms propres les référents culturels divers, etc. Ces obstacles poussent le traducteur dans ses retranchements. Il doit déployer des efforts considérables pour atteindre à la traduction. Les secondes constituent les limites de la traduction. Le produit, le T. A. , dépasse le cadre assigné à la traduction. Elles peuvent prendre différentes formes telles l’explicitation, la création, l’adaptation, etc. Et se manifestent dans la réécriture, voire relèvent d’opérations post-traduction. On le voit, la notion de limite offre un outil méthodologique de choix pour envisager la traduction comme un continuum dont les différentes phases (compréhension – déverbalisation ou conceptualisation – reformulation) s’interpénètrent. Elle peut donc s’avérer utile à la théorie, l’extraire de positions radicales qu’elle permet de relativiser. Car la traduction est une activité complexe qui ne saurait être plus longtemps l’objet d’oppositions dualistes et de végétations empiriques. Ainsi la notion de limite permet-elle d’envisager la traduction autrement, d’en affiner notre perception et d’ouvrir la voie à de nouvelles conceptions (telles la créativité et la compensation) sortant des sentiers battus par des concepts saturés de langage, tels celui de fidélité

  • Titre traduit

    The limits of translation and the translation of limits : literary translation from english to french


  • Résumé

    When confronted with a centuries' old practice, it is futile to propose a theory claiming this same practice is impossible. Translation is possible, but it nevertheless has its limits. These are found both in the process and in the product of translation. For the former, they are called limits to translation, and are found in the comprehension stage of the source text, with, for example, unintentional ambiguity of syntax and discourse, intentional lexical ambiguity with puns, coordinated redundancies, neologisms etc. They may be linguistic in nature, as those we have mentioned above, but also cultural – for example sociolects, proper names, various cultural items etc. These obstacles force the translator to use all his resourcefulness. Arriving at a translation demands a considerable effort. The second type of limits are called the limits of translation. The product, the target text, goes beyond the actual framework of the translation. These limits may take different forms – explicitation, creation, adaptation, etc. , for instance – and are seen in re-writing, or even in post-translation adjustments. It can be seen, then, that this concept of limits provides an excellent methodological tool for taking translation as a continuum, where the different stages (comprehension – conceptualisation – rephrasing) intertwine. It thus serves a useful purpose with regard to theory, separating it from, and putting into perspective, certain of its radical positions. For indeed, translation is a complex activity which can no longer be the centre of black-and-white oppositions and fruitless empirical discussion. Thus the notion of limits gives a new perspective on translation, refining our perception of it, and heralding the birth of new ideas on translation which move away from traditional, linguistically saturated concepts such as fidelity.

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Informations

  • Détails : 1 vol. (520 p.)
  • Annexes : Bibliogr. p. 431-496. Notes bibliogr. Index

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  • Bibliothèque : Université d'Artois (Arras, Pas-de-Calais). Bibliothèque de Sciences humaines et sociales, Arts, Lettres et Langues.
  • Disponible pour le PEB
  • Cote : THE 2007 ARTO 0004
  • Bibliothèque : Université Charles de Gaulle. UFR d'anglais. Bibliothèque.
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  • Cote : LANG 8 54044

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