Les pratiques de chasse comme affirmations politiques du principe d'autochtonie : dimensions territoriales des luttes cynégétiques

par Christophe Baticle

Thèse de doctorat en Sociologie

Sous la direction de Jean Copans et de Bernard Kalaora.

Soutenue en 2007

à Amiens .


  • Résumé

    Ce travail vise à interroger les pratiques cynégétiques, en particulier en France et tout spécialement en Picardie, comme formes d’expression du rapport à la territorialité. Au-delà, c’est le statut du local qui se pose comme enjeu pour les populations les plus en marge des “bénéfices” de la globalisation. Après ces premiers regards parfois très microsociologiques et ethnographiques, la troisième approche visera à élargir l’angle pour décrire statistiquement parlant les chasseurs de la Somme, soit 5 240 répondants sur approximativement 28 000 pratiquants. Cette assise quantitative permettra de mesurer la concrétude de ces relations aux territoires locaux. En un mot, si au terme de ce travail la formule l’homme est un lieu pour l’homme nous apparaît excessive, force est néanmoins de constater la prégnance des liens à la territorialité hyper localisée, en complément presque logique de la mondialisation. En chassant, la majeure partie des pratiquants semble à la recherche d’un temps perdu. C’est en ce sens que l’étude de la pratique cynégétique intéresse les sciences sociales pour comprendre les transformations de la société française, via les relations entretenues à la nature. Parce que la chasse constitue une forme de fait social total, sa compréhension détient une capacité heuristique


  • Pas de résumé disponible.

  • Titre traduit

    Hunting practices as political statements of the principle of autochtony : territorial dimensions of hunting activism


  • Résumé

    This work aims to examine hunting practices, particularly in France and especially in Picardy, as forms of expression of the relationship with territorial identity. Beyond this it is the status of local geographical identity which is set up as a point of rivalry for those populations which are, more than others, excluded from the “benefits” of globalisation. After these first sometimes rather microsociological and ethnographic viewpoints, the third approach will aim to widen the angle in order to describe, strategically speaking, the hunters of the Somme : that is to say 5,240 people who replied to us out of approximately 28,000 practisers of the sport. This quantitive base will make it possible to measure the concreteness of the relations with the local territories. In a word, if at the end of thie work, the formula “Man is a place for man” appears excessive to us, we must nevertheless admit the significance of the links to over-localised territoriality, as an almost logical complement of globalisation. The greater part of the practisers of hunting seem to be searching for a lost period of time. It is in this sense that the study of hunting activities interests the social sciences in order to understand the transformation of French society, via relations maintained with nature. Because hunting constitutes a form of total social fact (Marcel Mauss), its understanding takes on a pioneering capacity

Consulter en bibliothèque

La version de soutenance existe sous forme papier

Informations

  • Détails : 3 vol. (855 f.- p. 856-926)
  • Annexes : Bibliogr. p. 856-910. Notes bibliogr

Où se trouve cette thèse ?

  • Bibliothèque : Université de Picardie Jules Verne. Bibliothèque universitaire. Section Lettres et Sciences humaines.
  • Disponible pour le PEB
  • Cote : N 1983/1-2-3
Voir dans le Sudoc, catalogue collectif des bibliothèques de l'enseignement supérieur et de la recherche.